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L’Arabie Saoudite possède des tentes vides capables d’accueillir 3 millions de réfugiés, mais refuse

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L’Arabie Saoudite est à proximité de l’Irak et de la Syrie. Elle est surtout un pays extrêmement riche et dans lequel règle la plus stricte charia musulmane. Elle possède en outre 100.000 tentes haut de gamme, vides, situées près de Mina, à proximité de la Mecque, qui peuvent accueillir jusqu’à trois millions de personnes. Ces tentes climatisées, ignifugées et équipées de cuisines et de salles de bains pourraient parfaitement contenter les très nombreux Syriens – majoritairement musulmans – qui tentent aujourd’hui de fuir leur pays en guerre. Elles ne servent que cinq jours par an, à l’occasion du grand pèlerinage à la Mecque qui clôt le mois de jeûne du Ramadan. Le reste de l’année, elles pourraient accueillir des centaines de milliers de familles. Mais l’Arabie Saoudite refuse de seulement l’envisager.
 

L’Arabie Saoudite refuse d’accueillir le moindre « réfugié » syrien malgré la présence de tentes vides

 
Elle évoque notamment le risque terroriste qu’elle ne cesse par ailleurs d’alimenter en Syrie comme ailleurs, par le biais de « rebelles modérés » qui ne l’ont jamais été. Le constat est le même dans tous les pays du Golfe : le Qatar, le Koweït, Oman, Bahreïn et les Emirats arabes unis refusent également d’ouvrir leurs portes au moindre clandestin pendant que l’Europe se débat avec des centaines de milliers d’inconnus incontrôlables.
Selon le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR), 500.000 Syriens vivraient aujourd’hui en Arabie Saoudite. Aucun d’entre eux n’est enregistré comme réfugié et personne n’est capable de dire quand ils sont arrivés dans le pays. D’autres rapports révèlent en revanche que l’Arabie Saoudite n’a accueilli aucun nouveau réfugié récemment.
 

L’Arabie Saoudite refuse tout réfugié Syrien, mais propose de construire 200 mosquées en Allemagne

 
Aucun des pays du Golfe n’a signé la Convention sur les réfugiés des Nations unies, une entente qui normaliste les traitements réservés aux personnes qui fuient leur pays d’origine.
 
De son côté l’Arabie Saoudite s’est défendue en affirmant avoir reçu des Syriens sans les traiter comme des « réfugiés » pour « préserver leur dignité et leur sécurité et leur assurer une totale liberté de mouvement ». Faut-il la croire sur parole ?
 

Béatrice Romée