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La banque Goldman Sachs licencie des tricheurs

Banque Goldman Sachs licencie tricheurs
 
La banque d’affaires Goldman Sachs a licencié une vingtaine de jeunes banquiers et traders pour avoir triché pendant leur formation en interne. La banque compte-t-elle, après avoir cumulé les scandales, se refaire une virginité ? Ou ne supporte-t-elle pas les tricheurs en son propre sein ?
 
Goldman Sachs a donc viré de ses effectifs vingt jeunes accusés de tricherie. Lorsque l’on sait qu’il s’agit de l’une des banques de Wall Street les plus difficiles d’accès pour tout jeune qui rêve de devenir banquier ou trader, on mesure ce que cela représente ; et d’autant plus que, selon l’agence de presse américaine Bloomberg, son programme d’initiation de deux ans a reçu 267.000 candidatures l’an dernier, dont Goldman Sachs n’a retenu que 3%. Il lui va donc sans doute falloir revoir ses critères de sélection.
 

La banque licencie des tricheurs

 
Car, quoi qu’il en soit, ce scandale ébranle la division de création des produits financiers dans plusieurs bureaux de l’établissement financier à travers le monde, et notamment New York et Londres. Goldman Sachs a précisé qu’elle ne tolérait pas la fraude, sans pour autant préciser sur quoi celle-ci portait précisément.
 
« Ce comportement n’était pas seulement une violation claire et nette des règles, mais il était complètement incohérent avec les valeurs que nous promouvons au sein de la firme », a ainsi déclaré Michael Duvally, un des porte-parole de l’institution.
 
L’affirmation devrait paraître normale dans n’importe quelle société. Cependant, lorsqu’elle émane d’une entreprise comme Goldman Sachs, on est saisi d’un doute. Car la vertu, chez Goldman Sachs, paraît bien battue en brèche par une quantité absolument pharamineuse d’affaires et de scandales.
 
Pour n’en retenir que deux, on citera – rapidement – le dossier grec, dans lequel tout le monde s’accorde à dire qu’Athènes n’a pu intégrer la zone euro que grâce à des manipulations lui permettant de dissimuler, à l’époque, les chiffres réels de sa dette. On se rappellera également que, dans cette affaire, le nom de Mario Draghi est apparu à plusieurs reprises, ce qui ne l’a pas empêché de devenir, et d’être toujours, le président de la Banque centrale européenne.
 

La Fed et Goldman Sachs

 
Autre affaire, celle de cette jeune femme embauchée, il y a quatre ou cinq ans, par la Fed pour améliorer son contrôle de surveillance, et qui fut finalement licenciée parce qu’elle n’était pas capable de « comprendre » – « Tu n’as rien entendu », lui disait-on – que, pour Goldman Sachs (et sans doute pour d’autres), il fallait fermer les yeux sur certaines pratiques.
Il faudrait un livre pour faire le tour des pratiques de Goldman Sachs – et bien sûr de quelques autres. Mais il est tout de même savoureux de voir qu’un tricheur ne supporte rien aussi mal que d’être soi-même victime d’une tricherie…
 

François le Luc