Belgique : la carte d’identité LGBT qui déplaît aux LGBT

Belgique carte identité LGBT
 

C’est la dernière histoire belge. Pour ne pas paraître trop réac (car telle est la réputation du Premier ministre Bart De Wever, chef de la N-Va, flamand), le ministre de l’Intérieur de centre droit wallon (mouvement réformateur) Bernard Quintin a lancé la réforme de la carte d’identité. Désormais le citoyen belge ne sera plus forcé de préciser son sexe sur sa carte d’identité : outre masculin M et féminin F, il a la possibilité de ne rien mentionner, s’il en fait la demande. Le crédule Quintin pensait ainsi donner satisfaction aux trans, non binaires, gender fluid et autres indécis de l’identité qui peuplent l’univers LGBT. C’est tout le contraire qui est advenu. La fédération Prisme qui regroupe les associations LGBTQIA+ en Wallonie aurait souhaité que la mention de sexe disparaisse de la carte d’identité de tous les citoyens sans exception, et la nouvelle carte lui paraît dangereuse : « Si on l’utilise dans certains pays qui sont très réfractaires par rapport aux droits des personnes LGBT comme la Hongrie, par exemple, ça pourrait être un problème. » Et Erynn Robert, coordinateur.rice, déplore cette initiative dont le ministre ne lui a pas parlé, assure-t-iel : « Si seules les personnes non binaires ou de genre fluide demandent d’avoir une carte d’identité sans marqueur de genre, ça peut devenir effectivement une source de discrimination. » Caramba, encore raté : on fait tout pour complaire à l’arc-en-ciel, et They ne sont pas contents.