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Boko Haram : mariées de force, puis massacrées

Boko Haram - mariées de force, puis massacrées
 
Lundi dernier, l’armée nigériane a marqué un point important contre Boko Haram, en reprenant la ville de Bama, dans le nord-est du pays, et en contraignant les combattants islamistes à fuir. On a appris depuis, par divers témoignages, que, en fuyant l’avancée des forces régulières, les islamistes ont abattu des dizaines de femmes qu’ils ne pouvaient emmener avec eux. Triste existence pour ces femmes, ces jeunes filles, qui, « épousées » de force par les islamistes de Boko Haram au fur et à mesure de la conquête de leurs villes et de leurs villages, ont fini par être massacrées.
 
Abba Kassim, membre d’un groupe d’auto-défense qui a participé à la reprise de Bama, a ainsi déclaré avoir vu dans la ville « des dizaines de cadavres de femmes ». Ce nombre approximatif a été donné par plusieurs autres témoins, sans que, à l’heure actuelle, les autorités aient eu le temps de le faire confirmer.
 

La fuite de Boko Haram

 
Boko Haram, qui avait pris Bama en septembre dernier, avait forcé par dizaines les femmes de la ville à se « marier » avec des combattants, qui avaient souvent tué leurs époux légitimes.
 
C’est ce qu’on expliqué plusieurs témoins locaux : les « époux » de ces pauvres femmes les ont massacrées pour éviter le risque qu’elles ne tombent entre les mains d’« infidèles ». Sharifatu Bakura, 39 ans, précise que le propos émane des combattants de Boko Haram : « Les terroristes ont dit ne pas vouloir permettre que leurs femmes épousent des infidèles. »
 
Cette mère de trois enfants, dont le mari a été tué par les islamistes, a échappé au mariage forcé, parce qu’elle était enceinte. Au mariage forcé, et à la mort…
 

Mariées de force et massacrées : une nouvelle forme de martyre

 
Elle affirme que les islamistes ont commencé à organiser ce massacre une dizaine de jours avant la reprise de Bama, parce qu’ils avaient été prévenus de l’assaut contre cette ville qu’ils considéraient comme un de leurs fiefs.
 
Salma Mahmud, un autre témoin, confirme et ajoute que les islamistes ont expliqué que, « s’ils tuaient leurs femmes, elles resteraient pures jusqu’à ce qu’ils se retrouvent au ciel où ils seraient réunis »…
 
C’est la même monstrueuse idée qui préside, ailleurs, aux fameux « crimes d’honneur ».
Certains des combattants islamistes, cependant, auraient refusé de tuer leurs « épouses » et se seraient enfuis avec elles, sans qu’on ait, depuis, de nouvelles de ce qu’elles ont pu devenir.