Comme tous les ans en juillet on parle piscine. Quand il fait chaud les gens se baignent et ceux qui n’ont rivière, lac ni mer à leur disposition vont à la piscine municipale, lieu de vivre ensemble, donc de problèmes divers, donc de nécessaires règlements. Celui de Léguevin, petite commune près de Toulouse, était précis : « L’accès aux bassins est exclusivement autorisé aux personnes portant une tenue de bain spécifiquement conçue pour la baignade et près du corps. » Suivaient deux listes, celle des tenues autorisées, et celle des interdites, où figurait le « burkini ». La Ligue des droits de l’homme y a vu une exclusion « fondée sur la religion », en l’occurrence l’islam, et a fait annuler le règlement. Le maire en a publié un autre, qui revient au même. L’analyse des textes éclaire la stratégie des organisations politiques qui crient à la discrimination pour conquérir l’espace public et l’asservir à l’islam.
L’exclusion des strings de la piscine
Le règlement incriminé autorisait les slips de bain, les boxers de bain moulants de type shorty, les jammers de natation. Et il interdisait les shorts de bain, les bermudas, les caleçons, les boardshorts, toute tenue ample ou flottante, tout vêtement porté en dehors de l’espace de baignade, les sous-vêtements sous les tenues de bain, les combinaisons non justifiées par un motif médical, les strings, les monokinis, les burkinis. Le souci montré par cette longue liste était triple. Préserver la décence : avec la canicule et l’inflammabilité des jeunes, le string et le monokini risquaient de provoquer des émeutes. Le bon sens : on nage mal en smoking ou robe de mariée. Et l’hygiène : à chaque vêtement son emploi. A cet égard, le burkini, ample, pourvu parfois d’une jupe, ne répond pas aux critères.
La Ligue des droits de l’homme fana de burkini
La Ligue des droits de l’homme en a décidé autrement. Contrairement à l’intention manifeste du règlement, elle a affirmé que « l’interdiction du maillot de bain de type burkini n’est justifiée par aucune considération tirée du bon fonctionnement du service public », sans voir apparemment que le burkini a sa place, pour des raisons d’hygiène et de bon sens, dans la liste des autres tenues interdites. Elle en a tiré la conséquence que son interdiction « caractérise une discrimination fondée sur la religion et le genre et qu’elle méconnaît la liberté de conscience ». Et a demandé l’annulation de la décision municipale. Le plus étrange est que le juge la lui ait accordée : qu’une association militante tente sa chance, c’est normal, mais qu’un magistrat n’ait pas compris la logique du règlement surprend. Ou ne surprend pas, si l’on admet que le juge est lui aussi militant.
Le maire récrit le règlement sans le mot burkini
Le caractère politique de la demande de la LDH et la partialité de la décision judiciaire apparaissent dans le nouveau règlement. Pour ne plus être accusé d’exclusion on a simplement explicité ses intentions. C’est un peu long, en voici des extraits. La tenue de bain doit « être ajustée au corps afin de permettre une parfaite liberté de mouvement et une intervention rapide des personnels de secours ; ne présenter aucune partie ample, flottante ou susceptible de flotter dans l’eau ». Sont interdites « les tenues comportant une jupe, une tunique, des pans de tissu, une superposition de vêtements ou tout autre élément non ajusté au corps ». En somme le mot burkini a disparu, la chose reste, et ça passe crème.
La République magique obsédée par l’islam
Notre République est magique. Elle inscrit dans la loi la liberté de tuer les faibles et dans la Constitution celle de tuer les embryons. Elle entend, au contraire cacher comme Tartuffe certains mots qu’elle ne saurait voir. Le mot burkini en est un, le mot voile le devient peu à peu, et le mot islam aussi. Celui qui le prononce est soupçonné d’islamophobie. En fait il s’agit d’un procédé terroriste qui se généralise. Les associations qui prétendent lutter contre l’exclusion et les juges militants ont mesuré tout le bénéfice qu’elles en tirent. L’objectif final est la conquête de l’espace public. Pas seulement par l’islam, mais par l’immigration en général.
Piscine, lieu stratégique du vivre ensemble
Les piscines, bases nautiques et autres aquaparcs sont des lieux emblématiques de cette conquête. Rappelons les graves incidents survenus au début de juillet 25. Le maire de Porrentruy, Suisse, a interdit la piscine municipale aux « Français » pour « comportements inappropriés (…), incivilités (…), non-respects des règles ». A Mornant, dans le Rhône, on a dû mobiliser un peloton de gendarmes pour extraire de la piscine des délinquants qui « se comportaient comme des sauvages ». A Arnage, dans la Sarthe, l’aquaparc sur le lac de la Gèmerie a fermé juste après son ouverture, envahi par deux cents personnes qui s’en sont pris au personnel avec des pierres, des bouteilles ou à la barre de fer. Le gérant, pour ne pas se laisser déborder, a démonté ses installations et fermé boutique. De tels faits divers se sont multipliés en France, désormais championne des piscines à débordement. Dans aucun des cas, fait significatif, la presse n’a parlé d’immigration, alors que l’origine des jeunes turbulents était connue.
Vers l’exclusion des rousses des piscines ?
La mairie de Büren dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie avait fait mieux que se taire, elle avait inversé la réalité. Consciente des difficultés qu’engendre la gestion des piscines de plein air l’été, elle a lancé une campagne d’affiches afin d’éviter tout débordement et notamment les agressions sexuelles. Avec pour légende « Stop ! Les attouchements sont interdits ! » Et : « Personne n’a le droit de te toucher sans ton consentement. Si tu te sens mal à l’aise, tu as le droit de demander de l’aide. » Mais le « visuel » a choqué tout le monde : une rousse solidement charpentée mettait la main aux fesses d’un jeune racisé ! Quiconque suit la réalité allemande depuis la Saint-Sylvestre 2016 à Cologne a le choix entre rire et pleurer.
L’islam utilisé comme un bélier
Et quand quatre « réfugiés » syriens adultes avaient commis des attouchements sur huit jeunes baigneuses de 11 à 17 ans dans une piscine de Gelnhausen, dans la Hesse, le maire, Christian Litzinger, avait excusé les pauvres migrants rendus ardents par le climat : « Par forte chaleur, les esprits peuvent parfois s’échauffer. » La propagande pro-immigration touche toute l’Europe. Sous couleur de lutter contre l’exclusion, elle promeut l’exclusion des mœurs, des convenances, de la façon de vivre, de l’identité des populations autochtones. Dans une telle stratégie, l’islam est utilisé comme un bélier. Par les islamistes bien sûr, mais aussi par la République. Et pour en revenir à la piscine de Léguevin, que la LDH se rassure, la religion ne fait rien à l’affaire, ce sont les mœurs du moment qui priment : au Moyen-Age, au temps des cathédrales et de l’Inquisition, des Parisiennes se baignaient nues dans la Seine.











