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Le rôle déterminant des compagnies américaines dans la promotion des « droits » LGBT

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La décision de la Caroline du Nord de reconnaître les droits des hommes et des femmes – et aussi les jeunes filles mineures ! – à la sécurité que leur offre l’existence de toilettes séparées dans les lieux publics n’en finit pas de provoquer des résistances et des sanctions, qui vont du refus de PayPal d’ouvrir des bureaux à l’annulation par Ringo Starr de sa tournée dans l’État américain. La réaction des sociétés commerciales, souvent les plus grandes compagnies multinationales et américaines, révèle le rôle déterminant qu’elles ont joué dans la promotion des « droits » LGBT. Mardi, la Caroline du Nord a cédé sous leur pression.
 
Leur action vise actuellement ce qu’on appelle les « lois toilettes ». Mais plus largement, le monde des affaires agit contre la protection de la liberté et des droits religieux.
 

Les grandes compagnies commerciales soutiennent les droits LGBT

 
Le magazine américain Time voit dans cette mobilisation la reconnaissance du caractère éminemment « économique » de la question. Dans le cas de la Caroline du Nord, entre menaces et retraits effectifs, l’économie de cet Etat pourrait y perdre jusqu’à 567 millions de dollars. Mais les grosses compagnies américaines ne considèrent pas cela comme un manque à gagner. D’après Time, elles font un pari sur l’avenir.
 
Deena Fidas, responsable du programme « égalité sur le lieu de travail » de Human Rights Campaign (HRC), une association violemment pro-LGBT, explique : « Les personnes qui vont gonfler les rangs de la population active de demain, comme celles qui rejoignent aujourd’hui la force de travail, ainsi que les personnes qui auront du pouvoir d’achat à l’avenir sont nombreuses à embrasser l’idée de l’égalité LGBT. » L’effet boule de neige fait le reste. Il suffit que certaines compagnies et institutions culturelles aillent dans ce sens pour que d’autres se sentent « le droit » de le faire, voire se sentent sous pression de le faire, note le magazine… évidemment favorable à la reconnaissance de toutes les formes de sexualité.
 

La promotion des LGBT en Caroline du Nord s’appuie sur les grosses sociétés américaines

 
Bien sûr le rôle des associations pro-LGBT a beaucoup pesé. Ainsi HRC publie depuis une quinzaine d’années un classement annuel des grandes sociétés commerciales selon le caractère « inclusif » de leurs politiques. Cela s’est accompagné d’emblée d’une propagande autour de la tolérance : on expliquait aux grands acteurs de l’économie que la tolérance serait un « plus » pour leur recrutement, poussant les meilleurs éléments à vouloir rester chez eux. Plus encore, c’est le pouvoir d’achat des consommateurs LGBT qui est en jeu : à eux seuls, ils représentent un pouvoir d’achat estimé à 884 milliards de dollars. C’est ce qui pousse aujourd’hui des grosses sociétés à venir demander conseil à HRC pour obtenir une cotation « LGBT-friendly » plus élevée que leurs concurrents.
 
Aujourd’hui plus de la moitié des compagnies du « Fortune 500 » affichent des politiques internes de protection des travailleurs sur le plan de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Lorsqu’un Etat comme la Caroline du Nord ou le Mississippi adopte une loi considérée comme contraire à ces protections, ces sociétés se trouvent dans une situation compliquée, affirme Time. Que faire lorsque la loi de l’État interdit aux transgenres d’utiliser les toilettes du sexe opposé lorsque la politique de la société affirme à l’inverse ?
 

Le rôle déterminant du monde des affaires

 
La diffusion de l’idéologie LGBT a bien sûr joué un rôle plus fondamental. Les consommateurs, paraît-il, choisissent tel produit plutôt que tel autre en fonction de la « responsabilité sociale » affichée par les fabricants. Dans le domaine du marketing, on explique que les droits LGBT sont aujourd’hui devenus « mainstream » – ce qui revient à marginaliser les tenants d’un ordre traditionnel.
 
De fait, les sociétés commerciales agissent aujourd’hui comme si le risque de se mettre à dos les tenants de la « morale de papa » était de plus en plus négligeable. Time évoque un sondage Gallup qui donne 60 % des Américains pour favorables au « mariage » des couples de même sexe. Ils sont encore plus nombreux, selon le même sondage, à soutenir les lois de non discrimination couvrant l’orientation sexuelle et l’identité de genre — lois qui pour l’heure n’existent pas encore dans la majorité des Etats des Etats-Unis.
 
On sait à quel point les sondages sont utilisés pour peser sur « l’opinion publique ». Si les sociétés commerciales sont si nombreuses à promouvoir les droits LGBT, on ne peut douter que la pression, voire les consignes, viennent de plus haut. Mais le fait est que leur mobilisation, en touchant au portefeuille, a un rôle de tout premier plan.
 

Anne Dolhein