Le gouvernement britannique est actuellement sous le coup d’une demande du « shadow cabinet », le cabinet fantôme formé par l’opposition conservatrice, en vue de lancer une enquête sur les conversions forcées à l’islam en prison sous la pression de gangs musulmans. Tout est parti d’une donnée publiée par le ministère de la Justice britannique : un musulman sur cinq dans les prisons d’Angleterre et du Pays de Galles est blanc, et cela représente quatre fois plus que les 5,8 % de musulmans blancs dénombrés au sein de la population islamique en général.
Dans le même temps, il apparaît que le nombre de prisonniers musulmans dans ces deux pays a lui aussi augmenté et représente près d’un prisonnier sur cinq, soit 18 %, contre 6,5 % dans la population britannique en général, selon les statistiques officielles.
Ces chiffres ont été révélés par le ministre virtuel de la Justice du gouvernement fantôme, Nick Timothy, alors que des conseillers du gouvernement ont souligné que, dans certaines prisons, des gangs musulmans contraignent des prisonniers à embrasser l’islam sous menace de violences. Voilà qui rappelle ce qui se passait déjà en Belgique il y a une dizaine d’années.
Conversions forcées à l’islam dans les prisons britanniques : des preuves convergentes
Le juriste indépendant Jonathan Hall KC, chargé par le gouvernement de passer en revue la législation antiterroriste, affirme dans son rapport avoir trouvé la preuve que des terroristes islamistes agissent en tant qu’« émirs autoproclamés », contrôlant les détenus par le biais du « leadership et du recrutement ». Parmi les pratiques citées figurent le recrutement de « détenus vulnérables ou isolés, par le biais de conseils, du partage de nourriture ou de dons matériels » et « la conversion soutenue par une violence implicite ou réelle ».
Il cite nommément deux terroristes : Usman Khan, incarcéré pour préparation d’attentats et financement du terrorisme, relâché au bout de huit ans pour bonne conduite et qui a ensuite tué au couteau deux étudiants membre d’un groupe de réhabilitation de terroristes, ainsi que Sudesh Amman, le terroriste au couteau de Streatham qui a tué un homme en 2020 le jour même où il est sorti de prison après avoir purgé la moitié de sa peine de trois ans et quatre mois pour des « infractions terroristes liées à l’islamisme ». Ces deux islamistes ont été abattus par la police après être passés à l’acte ; dans le cas d’Amman, la police avait expliqué qu’elle avait réussi à agir si rapidement après l’attaque meurtrière parce que le jeune homme était surveillé par des officiers en civil. On croit rêver.
Selon Jonathan Hall, il apparaît que tous deux avaient menacé des codétenus alors qu’ils étaient prison en cherchant à les convertir à l’islam ou à les radicaliser.
Conversions dans les prisons : des gangs musulmans en ligne de mire
Ian Acheson, ancien gouverneur de prison, journaliste et conseiller du gouvernement, auteur d’un rapport sur l’extrémisme islamique en prison pour le gouvernement Starmer, tient pour sa part que la conversion des prisonniers constitue « une réponse pragmatique à la question de savoir qui détient le pouvoir et contrôle l’espace » dans les prisons.
« Cela semble être le cas notamment dans les prisons de haute sécurité, où la sécurité se paie cher et où l’on trouve également un grand nombre de jeunes hommes violents qui entrent en détention à la recherche d’un sens à leur vie et d’un sentiment d’appartenance. L’islam présente donc, dans ce cas précis, des caractéristiques propres aux gangs », a-t-il déclaré.
Tout cela est encore corroboré par un troisième rapport, signé cette fois par un conseiller du gouvernement, Colin Bloom. Pour lui, « le fait pour un nouveau détenu de ne pas s’identifier comme musulman impliquait, au mieux, qu’il se verrait refuser la “protection” contre le gang musulman dominant d’une aile de prison donnée, et au pire, qu’il serait victime de violences et d’intimidations de la part de ce même gang ».
Ces conversions forcées à l’islam invisibles aux yeux des gardiens…
A cela s’ajoute le fait qu’aujourd’hui, la majorité des aumôniers de prison sont musulmans : on en compte 140 en Angleterre et au pays de Galles, contre 120 sans dénomination connue, 94 catholiques, 87 anglicans et une centaine d’autres. Que prêchent-ils ? C’est une vraie question.
Un porte-parole du ministère de la Justice a répondu aux allégations de l’opposition en assurant : « Nous ne tolérons aucune forme d’intimidation, d’activité de gangs ou de contrainte liée à la religion au sein de nos prisons. Les prisons et leur personnel interviennent rapidement pour réprimer tout comportement menaçant de la part de groupes ou d’individus. » A défaut d’empêcher l’islam de prospérer, les prisons britanniques maîtrisent l’art de la communication convenue…











