L’histoire, bête et triste à pleurer, remonte à juillet 2021. Ousmane Diallo, Sénégalais de 62 ans, estimait que Bouygues surfacturait ses appels vers le Sénégal, la contestation portait sur 93,62 euros. Cela faisait trois fois qu’on lui refusait le remboursement exigé. Le matin du crime, ayant constaté sur son compte bancaire que l’argent n’était pas versé, il prend un couteau, se rend à la boutique Bouygues du centre commercial de Claye-Souilly et poignarde le jeune homme de dix-huit ans qui le reçoit, Théo. A mort, hélas. Pour les policiers qui l’ont arrêté, l’acte était prémédité : s’il n’obtenait pas son remboursement, il passait à l’acte. Les experts commis par la justice se sont divisés : pour certains, il y avait « altération du discernement » d’Ousmane, mais parfaite conscience, pour d’autres « psychose délirante ». C’est eux qui l’ont emporté devant la cour d’assises de Seine-et-Marne. Ousmane a été reconnu coupable, mais pas responsable. La mère du petit Théo est effondrée : « C’est de la faute à qui, alors ? Ce verdict nous a dévastés. » Ousmane va être placé en UMD, unité psychiatrique pour malade difficile, il peut en sortir sur avis médical. Pour le psychiatre Vincent Mahé, Ousmane n’est pas malade, c’est un bas de plafond marqué par un orgueil démesuré et le sentiment d’être persécuté : il était certain que Bouygues lui surfacturait ses communications « parce qu’il était noir ». Le délire « antiraciste » tue.











