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La Cour suprĂŞme revient sur l’avortement pour les immigrĂ©es adolescentes clandestines

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La Cour suprĂŞme amĂ©ricaine a rejetĂ© Ă  l’unanimitĂ© la dĂ©cision de la Haute-Cour du Texas prise en octobre dernier, qui avait dĂ©clarĂ© que lorsque le gouvernement amĂ©ricain a une adolescente clandestine enceinte en garde Ă  vue, le gouvernement doit faciliter l’avortement si elle en veut un. La plus haute cour de la nation a jugĂ© que l’affaire Ă©tait discutable, et a renversĂ© la dĂ©cision.
 
Jane Doe, une mineure, Ă©tait enceinte de huit semaines lorsqu’elle a traversĂ© illĂ©galement la frontière pour se rendre aux États-Unis et a Ă©tĂ© placĂ©e sous la garde du ministère de la SantĂ© et des Services sociaux des États-Unis parce qu’elle Ă©tait enceinte. Lorsqu’elle rĂ©clama un avortement, le Bureau de la rĂ©installation des rĂ©fugiĂ©s (Office of Refugee Resettlement) le lui refusa.
 
Mais un juge fĂ©dĂ©ral nommĂ© par Obama Ă©mit alors une ordonnance d’urgence autorisant l’adolescent Ă  avoir immĂ©diatement accès Ă  un avortement, estimant que c’Ă©tait son droit constitutionnel… La nuit mĂŞme, dans le but de prendre de court le procureur gĂ©nĂ©ral Jeff Sessions qui souhaitait saisir la Cour suprĂŞme, la très progressive ACLU (l’Union amĂ©ricaine pour les libertĂ©s civiles) emmena l’adolescente se faire pratiquer une IVG. En toute illĂ©galitĂ©, puisque les avocats se devaient d’attendre le dĂ©pĂ´t devant la Haute Cour et que la loi au Texas impose un dĂ©lai d’au moins 24 heures entre un premier entretien de conseil avec le mĂ©decin avorteur et l’IVG en elle-mĂŞme…
 
Cette affaire s’est imposĂ©e comme la première grande bataille judiciaire autour d’un avortement sous la prĂ©sidence de Trump. La Cour suprĂŞme a tranchĂ© en sa faveur. Le souci est que les juges fĂ©dĂ©raux partagent le plus souvent l’opinion inverse…