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Pour Elon Musk, l’intelligence artificielle battra l’homme « en tout » en 2030

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Le milliardaire canado-américain Elon Musk, l’homme que les médias présentent comme le sherpa de l’avenir high tech, prévoit que l’intelligence artificielle surpassera le cerveau humain d’ici 2030. En tout domaine. Et il s’en réjouit, ce qui en dit long sur le projet des élites mondiales.
 
Les médias et Wikipédia sont fans d’Elon Musk. Ils vantent ce jeune homme né au pays de l’apartheid, qui en profita mais s’en échappa pour éviter d’y faire son service militaire, puis prit successivement les nationalités canadienne et américaine afin de mieux faire du business. A regarder sa biographie, on constate qu’il n’a rien terminé, même pas ses études, mais il a le talent de se donner une image positive : il a su mettre la main sur les voitures électriques Tesla, l’électrique étant tenu à tort ou à raison pour l’avenir, et depuis il a agité toutes sortes de projets faramineux, avion électrique supersonique, colonie sur Mars, TGV emportant ses passagers dans des capsules à 1.200 kilomètres à l’heure, stockage d’énergie fabuleux, suppression des bouchons dans les grandes villes, etc…
 

Elon Musk se veut l’homme de l’intelligence artificielle

 
A la différence de Ferdinand Lop, ces inventions lui rapportent un pactole : beaucoup de vent pas pour rien. Sa fortune « est estimée », sans que nul ne sache les bases du calcul d’estimation, à quelque 16 milliards de dollars, dont « la moitié de subventions publiques ». Pourquoi ces subventions ? Mystère. L’homme a le vent en poupe, il est apprécié de tous. Son biographe, Ashlee Vance, le présente comme « l’entrepreneur qui va changer le monde ». Et le mieux, ou le pire, c’est que c’est peut-être vrai : le principe de la réclame, comme celui des sondages, c’est qu’à force de répéter quelque chose, elle peut arriver.
 
Depuis quelques années, le dada principal d’Elon Musk est devenu l’intelligence artificielle. En 2016, il a d’ailleurs lancé la start-up Neuralink pour « fusionner l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine ». Vaste programme, aurait dit le général de Gaulle, exactement dans la ligne des recherches menées par Google et le transhumanisme mondial : c’est exactement la raison pour laquelle « l’indépendant » Elon Musk est promu par les médias (et les institutions académiques) du monde entier.
 

L’intelligence artificielle supérieure en tout ? Ça veut dire quoi ?

 
Aujourd’hui Elon Musk prétend se fonder sur une « nouvelle étude », qu’on ne décrit ni ne source plus précisément, étude qui prévoit la victoire complète de l’intelligence artificielle sur celle de l’homme en 2060, et il réduit le délai à un terme « probablement plus proche de 2030 que de 2040 ». Pour lui, la prévision à 2060 part d’une hypothèse « linéaire, et le progrès est exponentiel ». Voilà donc une prophétie péremptoire au doigt mouillé, mais qui sera peut-être juste après tout.
 
Mais l’on ne voit pas ce que signifie la supériorité « en tout » de l’intelligence artificielle : saura-t-elle mieux lire un vers de La Fontaine que l’homme ? Et si oui, qui jugera qu’elle est supérieure ? Quant à calculer plus vite et mieux un coup d’échecs ou une équation, l’intelligence artificielle a déjà gagné aujourd’hui. Et quant à la jugeote aussi : n’importe quel PC de base apprécie plus justement qu’Elon Musk les conséquences du « progrès » qu’il chante avec la légèreté d’un marchand de voitures d’occasion des années cinquante.
 

En 2030, les robots nous battront en disserte, en 2053 en chirurgie

 
Chacun voit bien les conséquences du processus en termes d’emploi, et d’une manière générale en matière d’activité. Des chercheurs d’Oxford en sont sûrs, les robots nous battront en traduction dès 2024, en dissertation en 2026, en conduite de camions un an plus tard, en rédaction de best sellers en 2049 et en chirurgie en 2053. On n’aura plus qu’à se tourner les pouces. L’homme ne sera plus nécessaire une fois que l’intelligence artificielle l’aura supplanté. Puisqu’elle le battra en tout, elle pourra l’éliminer à sa guise.
 
Parmi les mille « curiosités intellectuelles » que les médias louent chez Elon Musk figure celle de la littérature d’anticipation. Le thème du grand remplacement de l’homme par les robots y fleurit. Le rêve du transhumanisme naïvement avoué par Elon Musk avec la fusion de l’intelligence artificielle et de l’homme vise à rendre celui-ci immortel et parfait, en d’autres mots à prendre la place de Dieu. Ce qui, les modalités techniques mises à part, n’est pas bien nouveau.
 

Pauline Mille

 
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