Les Etats-Unis humilient la France et mettent l’Ukraine au pas

 Etats-Unis humilient France
 

A tort ou à raison, les Etats-Unis ont voté contre le renouvellement du mandat du Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, l’Allemand Volker Türk, en même temps que 9 pays pas très connus pour leur engagement sur la question. A tort ou à raison la représentation française à l’ONU a écrit sur X : « Les Etats-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains. Ce n’est plus le cas. » En anglais dans le texte. Sans surprise, les représentants américains ont condamné cette déclaration « hypocrite » et ont quitté la réunion du Conseil de sécurité quand l’ambassadeur de France aux Nations unies, Jérôme Bonnafont, a pris la parole. Cela se passait le 27 juillet. Depuis, le nouvel ambassadeur de France à Washington, Aurélien Lechevallier, attend l’agrément du département d’État sans lequel il ne peut prendre son poste. Un chantage jamais vu dans les relations entre les deux pays. Et comme la diplomatie française est à la fois donneuse de leçons mais lâche devant le plus fort, elle a fini par céder et exprimer (toujours en anglais) ses regrets de l’incident : « La France et les Etats-Unis ont récemment adopté des positions divergentes lors d’un vote à l’Assemblée générale des Nations unies. Cette divergence portait sur un seul vote et ne concernait pas la défense des droits humains. » Et d’en remettre sur le « dialogue étroit » et « notre alliance historique », etc. Washington a « pris note ». Difficile de faire plus doucereux dans l’humiliation. En même temps, Donald Trump a ordonné à Zelensky de ne plus s’en prendre au diesel russe parce que cela ferait grimper les prix à la pompe aux USA, ce qui la fiche mal avant les élections de mid-terms. Sur la scène internationale, il est le maître, et il lui importe de le montrer dans l’espoir de rester maître chez lui.