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Etats-Unis : pétition contre Peter Singer, le professeur de bioéthique qui prône l’infanticide

Etats-Unis pétition contre Peter Singer professeur bioéthique prône infanticide
 
Une association de défense des handicapés vient de lancer une pétition exigeant la démission de Peter Singer, spécialiste de la bioéthique qui depuis longtemps plaide pour la légalisation de l’infanticide précoce pour les enfants qui naissent porteurs de lourds handicaps. Des dizaines de militants du groupe américain « Not Dead Yet » (« Pas encore morts ») ont manifesté la semaine dernière aux abords de la Princeton University où il enseigne, dans le New Jersey aux Etats-Unis, bloquant la circulation avec leurs fauteuils roulants pour protester contre de récents propos du professeur et demander que les dirigeants de l’université en tirent les conséquences.
 
Peter Singer fait partie de ces « penseurs » qui ont conçu la bioéthique et qui, loin d’en faire un lieu de réflexion sur le devoir de respect de la vie, l’ont mise au service d’une éthique du vivant qui conçoit les choses du point de vue de l’évolution et de la protection des espèces. Il est un grand défenseur des droits des animaux contre le « spécisme » qui place l’homme au-dessus des « autres » espèces ; mais aussi de la bestialité et de l’inceste, ainsi que du néonaticide, voire de la fin pure et simple de la procréation humaine. « Les gens qui souffriront le plus du changement climatique ne sont pas encore conçus. S’il n’y avait pas de générations futures, nous aurions beaucoup moins de motifs de culpabilité… », écrivait-il en 2010.
 

La bioéthique selon le professeur Peter Singer : une pensée utilitariste qui a déjà cours

 
A propos des enfants qui naissent avec de graves défauts génétiques on congénitaux, Peter Singer n’est pas moins outrancier. Adepte de l’utilitarisme, il soutient que les enfants qui viennent de naître « n’ont aucune conscience de leur existence dans le temps » : « Mettre à mort un enfant à naître n’est jamais semblable au fait de tuer une personne, à savoir quelqu’un qui veut continuer de vivre. Cela ne veut pas dire qu’il ne s’agisse pas d’un acte terrible. Ça l’est, parce que la plupart des nourrissons sont aimés et chéris par leurs parents, et tuer un nouveau-né constitue habituellement un grand tort à l’égard de ses parents. » Mais si les parents pensent qu’il vaut mieux qu’il meure, Singer prône sa mise à mort par retrait des soins ou par un geste actif, « rapide et humain ».
 
L’eugénisme que prône Singer n’est pas dénué de motifs égoïstes : « Je ne veux pas voir mes cotisations d’assurance augmentées pour que des nouveau-nés qui ont une qualité de vie égale à zéro puissent faire l’objet de traitements onéreux », déclarait-il en avril à WND.
 
La pétition de « Not Dead Yet », forte de 800 signatures, demande au gouverneur de Princeton, Chris Christie, de « dénoncer publiquement la politique de santé publique létale et discriminatoire prônée par le professeur de bioéthique de Princeton, Peter Singer ».
 

L’université de Princeton aux Etats-Unis sommée d’agir contre Peter Singer qui prône l’infanticide pour les handicapés

 
« Plutôt que de contester les propositions de Singer en tant que “discours de haine”, l’université de Princeton lui a donné une tribune de premier choix et les meilleures accès aux médias et aux responsables de la politique des Etats-Unis pendant 16 ans, se posant en foyer du pire des sectarismes ouverts et mortels contre les personnes handicapées de tous âges », affirme la pétition.
 
Il ne faut pas s’y méprendre en effet. Peter Singer fait des propositions extrémistes mais il n’est en rien un marginal : sa position de titulaire de la chaire d’éthique d’un établissement aussi prestigieux que Princeton en fait au contraire un homme central du dispositif de la « bioéthique » moderne.  Pionnier, avant-gardiste peut-être, mais certainement pas un hurluberlu sans influence qui délire dans son coin. Après tout, on avorte bien, déjà, les enfants porteurs de ces mêmes handicaps : il y a une différence de degré, pas de nature, et Singer ne fait que pousser à bout la logique de la culture de mort.
 

Anne Dolhein