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Aux Etats-Unis, les armes à feu servent surtout à se défendre, concluait une étude de Gary Kleck confirmée par le CDC… qui s’était censuré

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Les armes à feu sont-elles massivement utilisées pour tuer ? Oui, répètent aux Etats-Unis les partisans de leur interdiction. Non, prouvent plusieurs études, dont l’une a été régulièrement attaquée depuis des décennies et l’autre, plus officielle puisqu’émanant du CDC, soigneusement censurée par l’organisme public lui-même. La première, objet de toutes les dénégations des partisans de l’interdiction, date de 1993 et fut menée par Gary Kleck, un criminologue de la Florida State University aujourd’hui en retraite. Lui et son collègue le professeur Marc Gertz, concluaient qu’il existait à l’époque plus de 2,2 millions de cas annuels d’usage défensif d’armes à feu aux Etats-Unis, environ 3,6 fois plus que d’usages offensifs. Leurs résultats, présentés en 1994, ont été systématiquement discrédités par le parti anti-armes à feu car ils démontraient que ces armes étaient bien moins utilisées pour commettre des crimes que pour se défendre. L’argument abolitionniste ne tenait donc plus.
 

Le CDC, organisme de contrôle de la santé, confirmait les conclusions de l’étude de Gary Kleck

 
Or Gary Kleck – l’infréquentable – vient d’apprendre que le CDC, le très officiel organisme fédéral de contrôle de la santé, avait mené à la même époque sa propre étude, laquelle débouchait sur les mêmes conclusions : selon lui 2,5 millions d’Américains utilisaient alors une arme à feu chaque année pour se défendre ou protéger leur famille, réduisant l’usage agressif des armes à une minorité. Or ces conclusions du CDC ne furent jamais publiées : elles auraient heurté de front les dogmes des hiérarques de l’administration Clinton.
 
Après avoir lu l’étude du CDC révélée au grand jour – avec plus de vingt ans de retard -, Gary Kleck s’est permis d’analyser, avec toute les précautions de l’universitaire, ses résultats qui convergeaient avec les siens. Il écrit que « La prévalence finale ajustée de 1,24 % (de la population utilisant une arme à feu sur les 12 mois écoulés) implique que sur la période 1996-1998 une moyenne de 2,48 millions d’adultes américains ont utilisé une arme à feu pour se défendre », ce qui « confirme complètement » ses propres conclusions. Il en déduit donc que « l’usage d’une arme comme moyen défensif est 3,6 fois plus fréquent que son usage comme moyen offensif par des criminel ».
 

Kleck montre que le CDC ait été pris en flagrant délit de censure pour satisfaire les partisans de l’interdiction

 
Gary Kleck, pourtant affilié au parti démocrate, dénonce le fait que le CDC n’ait « jamais publié les résultats de ces études », qu’il « ne publie pas sur son site internet la moindre estimation de la fréquence des usages d’armes à feu » et « ne reconnaît même jamais qu’il ait étudié le sujet dans aucun de ses rapports ». En d’autres termes, le CDC est surpris en flagrant délit de censure d’une information qui contredit frontalement les thèses ressassées par les partisans de l’interdiction de la détention d’armes à feu et l’administration Clinton.
 
Dean Weingarten, qui a passé 30 années au département de la Défense, relève avec amusement que l’étude du CDC avait été commandée « immédiatement après que Kleck et Gertz ont publié la leur ». « En tant que scientifique, Démocrate et partisan de certaines mesures de contrôle des armes à feu, Kleck prend garde de ne pas accabler le CDC », ajoute-t-il. « Il note simplement que l’étude a été lancée sous l’administration Clinton et que ses conclusions auraient contrarié les plans de cette même administration », conclut-il.
 

En vingt ans, le nombre de propriétaires d’armes à feu aux Etats-Unis s’est envolé, le nombre de violences par usage a été divisé par deux

 
Depuis plus de vingt ans, le nombre de propriétaires d’armes à feu s’est envolé… tandis que le nombre total de violences par leur usage a été divisé par deux aux Etats-Unis. Une loi standardisant les législations sur le port d’armes, portée par le républicain Richard Hudson et intitulée « Concealed Carry Reciprocity act », avance au Congrès. Elle rendrait valable dans toute l’Union tout permis de port d’arme délivré par un seul des Etats, comme le permis de conduire. Pourtant, les thèses favorables au contrôle se sont imposées dans plusieurs ministères. Or la révélation tardive des conclusions de l’étude du CDC ôte un argument clé aux partisans de l’interdiction générale sur tous les Etats-Unis. Elle indique aussi qu’il convient toujours de prendre avec précautions les discours des agences gouvernementales. Enfin, elle fournit un argument supplémentaire à tous ceux qui défendent le droit de détenir une arme défensive et convaincre ceux qui hésitent encore.
 
« Un jour ou l’autre », écrit l’analyste Bob Adelman pour thenewamerican.com, « les Américains devront faire un choix dans ce débat » qui touche « leur cœur et la raison » de chacun. L’exemple édifiant du mensonge par omission commis par le CDC « illustre une fois de plus l’importance capitale de l’éducation » pour que la vie sociale reste équilibrée et pacifique, estime-t-il. Adelman souligne ainsi le rôle des programmes portés par la John Birch Society. Cet organisme conservateur défenseur de l’identité judéo-chrétienne propose ainsi Support Your Local Police, qui organise la collaboration police-population, en plus de Stop a Con Con (qui réécrirait la constitution en faveur des dogmes globalistes) ou de groupes d’action pour la sortie des Nations unies ou de l’Alena…
 

Matthieu Lenoir