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Examen psychiatrique de Marine Le Pen : Macron promeut le Rassemblement national

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En difficulté depuis le débat de Marine Le Pen avec Macron en 2017, le Rassemblement national se trouve aujourd’hui promu par les brimades insanes qu’il subit, dont l’examen psychiatrique de Marine Le Pen dans l’affaire Daech. La stratégie de Macron, progressistes contre nationalistes, s’affirme.
 
D’un côté il faut habituer le peuple à la nouvelle politique, au nouveau droit et à la nouvelle morale : dans l’URSS b qu’est le mondialisme, les opposants sont des anormaux, des malades. Il faut que le public s’y accoutume peu à peu. D’un autre côté il est trop tôt pour que ce début de processus ne choque pas. Notre confrère le Figaro lui-même note que « la psychiatrisation de l’adversaire ouvre les portes au totalitarisme ». En soumettant Marine Le Pen à un examen psychiatrique parce qu’elle montré l’horreur de Daech, alors que ceux qui encensent Daech n’y sont pas soumis, le système sait que le public donnera raison à Marine Le Pen et la jugera injustement persécutée.
 

La menace d’examen psychiatrique rend Marine Le Pen sympathique

 
En suscitant cette réaction, il vise un objectif à court terme : sauver le soldat Macron et donner une réponse européenne à la colère des peuples. Le paralytique président Macron s’est érigé lui-même, avec l’aveugle chancelière Merkel, en chef de la coalition des Européistes de progrès face aux populistes nationalistes racistes d’Europe centrale et d’Italie. Les centristes démocrates contre les fascistes. A l’intérieur cette stratégie lui a réussi en 2017 et l’a fait élire président. C’est pourquoi il promeut le Rassemblement national. 
 
Les Français susceptibles de voter Marine Le Pen sont stimulés par les sottises et les injustices de l’Etat, la surdité des élites. Macron n’a qu’à laisser faire, et encourager un peu la justice. Dans l’affaire des finances du Rassemblement national par exemple, et notamment des assistants parlementaires, il semble que le mouvement se soit laissé aller à des comportements assez fréquents dans les partis politiques. Cela aurait pu éloigner de lui certains sympathisants : mais l’acharnement de Van Ruymbeke et son collègue, la saisie de deux millions d’euros, ramènent la sympathie du spectateur vers Marine Le Pen et les siens.
 

Macron promeut le Rassemblement national pour son confort personnel

 
Elle se trouve aussi promue par de bons sondages. Or les instituts de sondages sont dans la main des amis de Macron. Et ils peuvent à leur guise jouer des coefficients correcteurs, ou choisir le haut de la fourchette d’incertitude pour donner une image flatteuse du Rassemblement national. Ajoutons que Macron ne se contente pas de promouvoir Marine Le Pen, il discrédite ses concurrents, ou plutôt son concurrent, Jean-Luc Mélenchon. La rencontre fortuite qu’il a organisée avec lui à Marseille est le plus brillant des coups de poignard. L’autre s’est déballonné comme un collégien devant la puissance publique, ce qui la fiche mal pour un Insoumis avec un grand I. Le voilà démonétisé pour longtemps, et la route libre pour Marine Le Pen. Or on n’est pas en Italie. Il n’y a nul risque prévisible qu’elle vienne au pouvoir. Elle peut servir de repoussoir ad vitam aeternam. Macon est parti pour nous rejouer indéfiniment la stratégie de Chirac en 2002.
 

Pauline Mille