Expulsion de Xenia Fedorova : de plus en plus de questions

Expulsion Xenia Fedorova questions
 

L’annonce de l’expulsion de l’influenceuse russe Xenia Fedorova, qui, quoiqu’annoncée à son de trompe, n’est toujours pas effective, pose plusieurs questions. Premièrement, quelle est l’autorité d’un Etat qui expulse sans expulser (on connaît cela aussi par les OQTF) ? Quelles sont les pressions qui s’exercent sur lui, nationales ou étrangères ? Une question qui ne se pose pas, c’est la fonction de l’influenceuse, elle est la Pravda traduite en Français et elle relayait les opinions du Kremlin. On peut comprendre qu’un gouvernement qui s’est mis en situation de quasi-belligérance avec la Russie souhaite l’expulsion de la dame. Mais si d’une part on dresse la liste des coopérations non rompues avec la Russie et considère de l’autre la non-exécution de l’expulsion, on peut se demander quels sont les rapports réels entre Paris et Moscou. On doit se demander aussi, naturellement, quel cas le gouvernement Lecornu fait de la liberté d’expression, mais, si l’on se rappelle toutes les décisions visant à la brider, notamment sur les réseaux sociaux, on se demande pourquoi Bruxelles ne sanctionne pas Emmanuel Macron comme elle sanctionnait naguère la dérive autoritaire de Viktor Orban. Enfin, last but not least, tout en reconnaissant à Vincent Bolloré des qualités, et notamment la volonté de recentrer un peu les grands médias, on doit s’étonner qu’il ait engagé une chroniqueuse comme Xénia Federova et la défende becs et ongles. Mais, là, une hypothèse se présente, peu originale, hélas : il est fréquent que les groupes, les mouvements, ou les médias dits « alternatifs », ou dissidents, ou différents, ou « d’extrême droite », se laissent infiltrer par des individus qui ont un côté « différent » et qui sont en fait des représentants, qui de la police, qui du Kremlin, qui de la Franc-Maçonnerie.