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L’Ontario adopte une loi pro-LGBT qui transforme la famille en lien contractuel

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A la suite d’un vote unanime des 79 Ă©lus prĂ©sents Ă  l’assemblĂ©e de l’Ontario, issus des trois partis reprĂ©sentĂ©s dans cette institution, la « loi 28 Â», ou « Bill 28 Â» a Ă©tĂ© adoptĂ©e mardi en vue de redĂ©finir la famille conformĂ©ment au souhait du lobby LGBTQ. Pour un Ă©vĂ©nement d’une telle importance, 28 Ă©lus n’étaient pas prĂ©sents, le leader des conservateurs progressistes, Patrick Brown, ayant demandĂ© aux siens de voter pour le texte, ou Ă  dĂ©faut de s’absenter. Le texte prĂ©sente des aspects extrĂŞmement dangereux pour les droits parentaux. IntitulĂ© « Toutes les familles sont Ă©gales Â», elle repose sur une dĂ©finition contractuelle du lien familial qui donnera aux pouvoirs publics de la province de l’Ontario encore plus de poids par rapport Ă  l’éducation des enfants.
 
La loi 28 fait disparaĂ®tre totalement les termes de « mère Â» et de « père Â» et mĂŞme de « parent naturel Â» au profit de la notion de « parent Â» tout court, conformĂ©ment aux revendications des couples de mĂŞme sexe qui « obtiennent » des enfants par divers moyens de procrĂ©ation artificielle, de recours Ă  des mères porteuses ou Ă  l’adoption.
 

La loi famille pro-LGBT de l’Ontario menace les droits parentaux

 
La loi va encore plus loin, puisque non contente d’éliminer père et mère des textes sur la filiation, elle prĂ©voit de reconnaĂ®tre un lien contractuel entre l’enfant et des « parents Â» lĂ©gaux dont le nombre peut attendre quatre adultes, chacun de ceux-ci pouvant le considĂ©rer comme le sien.
 
Comme le note Scott Masson, professeur associĂ©e de littĂ©rature anglaise Ă  l’universitĂ© de Tyndale Ă  Toronto, on peut faire un parallèle entre cette nouvelle loi et celle qui permettait jadis Ă  l’Etat de sĂ©parer les enfants des familles aborigènes du Canada de leurs parents pour les placer dans des institutions sous la tutelle de l’Etat.
 
Il fait remarquer que cette nouvelle famille « lĂ©gale Â», qui ne fait pas rĂ©fĂ©rence au lien biologique ni mĂŞme Ă  l’adoption prononcĂ©e par une juridiction pour dĂ©finir le lien entre parents et enfants, ne peut exister qu’à condition de « dĂ©truire l’unitĂ© familiale traditionnelle et naturelle Â». La nouvelle loi efface de tous les textes concernant la famille tous les mots concernant les « liens du sang Â», observe-t-il.
 

La famille, un simple lien contractuel fondé sur un accord de parentalité

 
« Ce faisant, le texte facilite beaucoup la saisie de nos enfants car dĂ©sormais nous aussi, nous n’aurons plus qu’un lien contractuel et non naturel avec nos enfants. Et comme nous le savons, les relations contractuelles sont faciles Ă  modifier. En d’autres termes, sous la loi 28, tous les enfants de l’Ontario deviendront des marchandises Â», souligne-t-il.
 
De fait, la loi 28 permet Ă  plusieurs adultes, sans lien de parentĂ© ou lien matrimonial entre eux, de conclure un « PCPA Â» : « pre-conception parentage agreement Â» ou « accord de parentalitĂ© prĂ©-conception Â». Ouvert Ă  un maximum de quatre personnes, ce contrat en fait les parents lĂ©gaux de l’enfant sans avoir le moindre lien biologique avec lui, et leur permet de dĂ©poser au tribunal de simples dĂ©clarations de parentalitĂ© ou d’adoption.
 
VoilĂ  qui pousse Ă  l’extrĂŞme l’idĂ©e que l’enfant existe et ne commence Ă  exister qu’en tant qu’il est dĂ©sirĂ© par ses parents, tout en crĂ©ant des familles sĂ©parĂ©es avant mĂŞme d’avoir existĂ©. Et on a bien compris que c’est l’Etat – en l’occurrence la province de l’Ontario – qui dĂ©finit les conditions de l’existence d’un lien parental au moyen d’une simple loi positive, et non Ă  partir du constat d’une rĂ©alitĂ©.
 

Anne Dolhein