Le Sénat vote un texte permettant aux apprentis transgenres de réfléchir

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La proposition de loi de la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, adoptée à 180 voix contre 136, prévoit l’interdiction pour les mineurs des traitements hormonaux et le contrôle strict des prescriptions de « bloqueurs de puberté », ces molécules qui permettent de suspendre le développement des caractères sexuels secondaires (poitrine, voix, pilosité). Selon sa rédactrice, le texte souhaite « éviter aux mineurs en questionnement de genre [le risque de] regretter des traitements médicaux ou de chirurgie de réassignation sexuelle suite à un mauvais diagnostic ». Cette prudence minimale, étant donné la littérature médicale décrivant tout le mal que produisent les décisions hâtives des médecins, des parents et des mineurs eux-mêmes, a provoqué un tollé chez tous les « progressistes ». La gauche écologiste et socialiste, mais aussi certains élus Renaissance, ont dénoncé une « offensive transphobe », et le ministre délégué chargé de la Santé, Frédéric Valletoux a finalement rejeté en bloc l’initiative, dénonçant « une approche totalement dogmatique, subjective, où les arguments médicaux et scientifiques ont peu d’importance ». Toujours la même inversion : l’approche dogmatique qui ne tient pas compte de la science, c’est de nier qu’un homme est un homme et une femme une femme, d’abord, puis que, après une phase de flottement due à l’adolescence, de nombreuses personnes qui ont suivi une « transition » le regrettent ensuite amèrement. Pour l’idéologie arc-en-ciel, la réalité n’a aucune importance.