Henry Nowak, victime du racisme policier en raison de la « diversité-équité-inclusion » imposée par l’Etat

Nowak victime racisme policier
 

L’antiracisme, ou plus exactement le soi-disant antiracisme qui nous est imposé par la loi depuis 1972 et sans cesse étendu pour comprendre de nouvelles « minorités » à protéger, est bel et bien un racisme à l’envers. La tragique affaire de Henry Nowak, mort menotté et mis en arrestation pour « racisme » alors que le sikh qui venait de le poignarder à au moins quatre reprises se posait à côté de lui en victime, en est une illustration terrible. Elle dirige tous les regards vers la police qui, dans cette affaire, a préféré croire l’agresseur plutôt que l’agressé. Parce qu’il n’était pas blanc, parce que la victime fait partie de ceux qui bénéficient du « privilège blanc ».

Et ce n’est pas un hasard : si la police du Hampshire a été filmée en train de malmener le jeune homme mourant, si elle a appris à traiter différemment les « racisés » et les caucasiens, c’est de manière délibérée et sous l’effet d’une pression. C’est la pression des lois et des directives qui les incitent à adopter un certain comportement vis-à-vis des populations non blanches afin de ne pas courir le risque de sanctions disciplinaires, d’inculpations ou de la perte de leur emploi.

 

Henry Nowak, victime du racisme d’Etat

C’est en 2022 que le constable en chef de cette division régionale de la police a fièrement déclaré, en plein respect du jargon obligatoire : « Etre antiracistes, éthiques et inclusifs est notre première priorité. »

La mort de George Floyd, ce camionneur noir arrêté de manière vigoureuse à Minneapolis en 2020 alors qu’il venait de causer des troubles dans un supermarché (mais on a su que la principale cause de sa mort était une surdose de drogue) est le moteur qui a, d’une certaine manière, provoqué la mort de Henry Nowak.

George Floyd est mort en répétant « I can’t breathe » (je n’arrive pas à respirer). Henry Nowak a dit cette même phrase neuf fois. Quatre fois, il a dit à la police : « J’ai été poignardé », mais la police ne l’a pas cru. Les mots ont forcément réveillé ce souvenir de 2020 où des émeutes ont succédé à la mort de George Floyd. Où les policiers furent accusés et discrédités pour ne pas avoir cru d’abord un homme à la peau noire. C’était l’époque de Black Lives Matter. Malgré les confinements pour le covid, des manifestations géantes furent autorisées, et avec elles, des émeutes et des pillages.

Tout cela, les policiers de Southampton l’avaient certainement à l’esprit. Ils ont peut-être pris les paroles du jeune Anglais pour une tentative de se faire relâcher. Mais ils ont surtout appliqué ce qu’on leur inculque : ils étaient sidérés, « comme des lapins face à des phares », a déclaré un officier de police de haut rang au Telegraph. Lui et certains de ses collègues parlent du « culte » ou de la secte de la « diversité-équité-inclusion » (DEI) qui se répand parmi les forces de l’ordre tel un lavage de cerveau.

La mort de George Floyd fut en effet un moment déterminant pour l’action de la police au Royaume-Uni. Elle est la référence, elle justifie le racisme à l’envers et le préjugé favorable envers le non-blanc.

 

La fin de vie de Henry Nowak aurait dû être humaine

Et les ateliers de formation se succèdent. Les témoignages de gens qui ont eu ou qui racontent avoir eu à souffrir d’attitudes racistes se multiplient. Les policiers qui doivent les suivre, quel que soit leur professionnalisme et leur esprit de justice, en sortent avec une impression collective d’agir selon des préjugés. Comme l’indique ce même officier de haut rang au Telegraph : « L’action de la police en tant qu’institution est présentée comme raciste par défaut. » Les policiers apprennent ainsi que leur propre évaluation d’une situation ne compte plus. La priorité est ailleurs. Ils sont au demeurant ouvertement menacés s’ils ne suivent pas cette nouvelle « éthique ». « Nos mécanismes internes de signalement sont robustes. (…) Nous avons prouvé notre capacité à écarter les personnes reconnues coupables, quel que soit leur grade », indiquait en 2023 le race action plan adopté par la police du Hampshire, et plus en vigueur que jamais. Le document fait ouvertement référence au meurtre de George Floyd comme l’événement qui a déclenché le besoin d’un vrai changement.

Henry Nowak serait mort même s’il avait été traité avec humanité, si on l’avait cru, si la police n’avait pas, par réflexe conditionné, savamment entretenu par les idéologues de l’antiracisme, manifesté son préjugé favorable à son meurtrier, Vickrum Digwa. La gravité de ses blessures ne lui laissait aucune chance, mais au moins, ses dernières minutes de vie n’auraient-elles pas été encore assombries par le fait très objectif d’être traité comme un criminel.

 

Le racisme d’Etat, c’est le soi-disant anti-racisme

Mais c’est bien cela : la logique profonde du soi-disant antiracisme, c’est de traiter les Blancs et les chrétiens comme des sous-hommes – si ce n’est comme des « sous-chiens » – présumés coupables.

Le chef de la police du Hampshire – peau rose, cheveux roux – vient de présenter des excuses pour le fait que Nowak ait été menotté. Il assure que la victime « n’a pas été traitée différemment en raison de sa race ». « Nous sommes authentiquement désolés », a-t-il insisté, tout en répétant qu’il n’y a pas d’« action policière à deux vitesses » au Royaume-Uni. D’ailleurs qui ose le dire – comme Nigel Farage – se voit aussitôt accusé d’esprit de division, et de volonté de fomenter des émeutes.

Il a réagi en disant que la division ne saura en effet que s’accentuer : « Si un grand nombre de jeunes mâles blancs pensent que la police a des préjugés à leur encontre, personne ne sait jusqu’où tout cela ira. Il faut que ça cesse. »

Quant au gouvernement socialiste britannique, il commence à dire qu’il faut modifier les directives nationales. C’est au moins un aveu. Cette affaire est bel et bien politique, et qu’on en vienne à dire que la justice exige que les gens soient traités sans acception de personnes révèle la gravité de la situation.

 

Jeanne Smits