C’est une histoire folle, celle d’un fou, un fou dangereux, à New York. Il est noir, et cela va tout compliquer, car cette particularité va inspirer une peur irrationnelle du racisme. Il s’appelle Rhamell Burke, a 32 ans, et fait l’objet d’évaluations psychiatriques à l’hôpital Bellevue à cause de son « comportement erratique ». Le 2 avril, dans le métro, il agresse un couple dans le métro, frappe l’homme qui s’enfuit, agresse la jeune femme (23 ans). Des policiers présents l’arrêtent, mais elle ne témoignera pas devant le procureur (« Je ne voulais pas mettre encore un Noir en prison »). Cette peur du racisme aura une conséquence terrible : le 8 mai, en sortant de l’hôpital Bellevue, Burke agresse un vieil homme, Ross Falzone, dans les escaliers de la station de la 18e rue. La victime tombe mal, se casse la colonne vertébrale et meurt quelques heures après. Les préjugés stupides de l’antiracisme ont tué Ross Falzone : un criminel est un criminel. S’il avait été traité comme tel le 2 avril, il aurait été interné soit en prison soit en hôpital psychiatrique.











