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Finlande : tranquillisants, antidépresseurs et anti-inflammatoires augmentent le risque de commettre un homicide

Finlande : tranquillisants, antidépresseurs et anti-inflammatoires augmentent le risque de commettre un homicide
 
Pour la première fois, des scientifiques viennent de mettre en évidence un lien entre la prescription de certains médicaments qui affectent le système nerveux central et l’augmentation du risque de commettre un homicide. Ces chercheurs européens ont découvert que les personnes qui consomment la catégorie de tranquillisants appelée « benzodiazpines » présentent plus de risques de tuer quelqu’un que ceux qui n’en consomment pas. Ces médicaments sont utilisés pour traiter l’anxiété, l’insomnie ou les troubles paniques. Mais certains analgésiques comme les opioïdes ou autres anti-inflammatoires augmentent également le risque de commettre un homicide ; une vraie surprise, selon les auteurs de cette étude finlandaise.
 

Les antalgiques augmentent les risques de commettre un homicide comme les tranquillisants, antidépresseurs et anti-inflammatoires

 
« Je pense que ces substances chimiques affectent chez le patient la capacité de contrôler ses impulsions », explique le professeur Jari Tiihonen, auteur principal de l’étude. « La seule surprise de cette étude a été que les antalgiques augmentent également ce risque », poursuit-il. Il précise que ces résultats valent pour le crime « impulsif » et non pour le crime organisé endémique dans d’autres pays.
 
L’étude a également montré que la prise d’antidépresseurs augmentait faiblement le risque d’homicide, même lorsque les chercheurs avaient préalablement pris en compte l’influence de la maladie mentale.
 
Pour réaliser cette étude, les chercheurs se sont concentrés sur les données provenant de 960 hommes et femmes en Finlande, âgés de 13 à 88 ans, qui étaient tous condamnés pour homicide.
 

Les anti-inflammatoires augmentent le risque de commettre un homicide de 200 %, selon les données recueillies en Finlande

 
Ils ont ensuite comparé chaque personne ayant commis un homicide à 10 autres personnes qui n’avait jamais tué personne, mais qui étaient du même âge, du même sexe et qui vivaient dans la même ville que les coupables.
 
Les résultats ont montré que la consommation de tranquillisants augmente le risque de commettre un homicide de 45 %, tandis que les antidépresseurs augmentent ce risque de 31 %.
 
Les chercheurs ont en revanche été surpris de découvrir que la prise d’analgésiques anti-inflammatoires était liée à une augmentation de plus de 200 %  du risque de commettre un homicide ! Les analgésiques opioïdes augmentent quant à eux ce risque de 92 %…
 

Béatrice Romée