Drame du foot arc-en-ciel : Mbappé tacle Ceuta

Depuis une cinquantaine d’années (les médias cherchaient alors à discréditer le père Le Pen), le monde du sport a rejoint celui de la culture pour servir de canal de diffusion aux bons sentiments progressistes. On interroge le footballeur pour qu’il apporte sa caution contre l’homophobie, le racisme, l’extrême droite, le climatoscepticisme, etc. Kilyan Mbappé, buteur français, donne volontiers son opinion sur la politique française, et elle va toujours dans le « bon sens ». Mais il joue en ce moment au Real Madrid, club phare du championnat d’Espagne. Or le pays a été secoué par l’invasion de Ceuta en juillet et la faillite du gouvernent Sanchez. Et pour le match du 15 septembre à Valence, les joueurs, pour une fois, n’étaient pas sollicités pour mettre un genou en terre mais devaient porter un sur-maillot portant l’inscription « Todos somos Caballas », ce qui signifie nous sommes tous des Ceutiens. Or, pour la photo, Kilyan Mbappé a arrangé son sur-maillot de sorte qu’on ne voie pas l’inscription, puis l’a jeté aussitôt.  Ce qu’il n’avait pas anticipé, c’est la colère qu’il a suscitée en Espagne : il avait l’habitude d’être adulé en France en dénigrant les frontières, il suscite une bronca pour avoir méprisé celles de l’Espagne et manqué à la politesse la plus élémentaire pour les Ceutiens menacés par l’invasion. Ses explications embarrassées ensuite ne convaincront que lui. C’est compliqué d’être à la fois footballeur et penseur politique.