La Phrase : « Chaque année France Télévisions attribue un milliard d’euros à des sociétés de production privées »

« Chaque année France Télévisions attribue un milliard d’euros à des sociétés de production privées pour produire ses propres contenus, alors qu’elle dispose de 9.000 salariés payés en moyenne 72.000 euros. »

 

 

Patrick Cohen est un journaliste habile, surtout quand son intérêt est en jeu, il a posé à Charles Alloncle la question qu’il fallait : depuis 5 mois qu’on entend parler de la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qu’a-t-elle découvert ? Et Charles Alloncle, le rapporteur, lui a donné une première réponse : la gestion hallucinante de l’argent public et les conflits d’intérêts qui en naissent. Avec cette première donnée : alors que France Télévisions est tenue par son cahier des charges d’acheter pour 300 millions de programmes à des sociétés extérieures, elle en achète plus de trois fois plus. Cela n’entraîne pas seulement des surcoûts et un sous-emploi d’un personnel pléthorique surpayé (le scandale des fromages de l’audiovisuel public) mais aussi des cas répétés d’employés qui, licenciés par la porte, reviennent se gaver par la fenêtre, désormais au titre de prestataires de service. Alloncle en donne un nouvel exemple, qui s’ajoute à d’autres révélés au fil des mois (il faut regarder toute la vidéo). La catastrophe serait bien sûr que le rapport ne soit pas publié, car alors tout ce qu’il a mis au jour, toutes les vidéos, tous les aveux forcés des uns et des autres, seraient effacés, non disponibles, et il serait même interdit de les citer sous peine de poursuites pénales. Cela explique le brouhaha mené dans les médias pour discréditer les travaux de la commission.