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L’objectif « frontières ouvertes » des Démocrates (et le règlement Flores) isole les enfants migrants et blesse la société américaine

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C’est la dernière controverse au sujet du dossier immigration de Trump. Les Démocrates accusent l’administration de séparer injustement les enfants de leurs parents, alors que ce sont leur propres directives, en particulier le règlement Flores, qui favorisent cet état de fait, générant une immigration criminelle dommageable et pour ces mineurs et pour la société américaine. Créer une faille, puis accuser le système des effets pernicieux de cette dernière… Non seulement leur raisonnement est biaisé mais il met en valeur leur vraie préoccupation qui ne concernent pas tant les immigrés en tant que personnes, que l’immigration elle-même en tant que mouvement réel permanent et obligé.
 
Les migrants l’ont bien compris qui exploitent le filon, passant les frontières munis d’enfants qui ne sont parfois pas les leurs : les Démocrates en ont fait des passe-droits.
 

Enfants migrants : victimes vulnérables ou immigrants non autorisés ?

 
Que les Démocrates fassent un salutaire examen de conscience. Le porte-parole adjoint de la Maison Blanche a été très clair : « Les politiques cruelles et inhumaines d’ouverture des frontières du Parti démocrate sont responsables … [et] conduisent à la séparation temporaire des familles étrangères entrées illégalement sur notre territoire, car elles interdisent de mettre un terme aux échappatoires légales qui nous empêchent renvoyer rapidement ces familles chez elles ».
 
Qui plus est, elles permettent « l’odieuse contrebande des enfants et la libération de membres violents du gang MS-13 [ce redoutable gang criminel d’origine salvadorienne] dans les communautés américaines » qui souffrent de leurs meurtres et de leurs viols.
 
« Malheureusement, les Démocrates s’opposent ouvertement à de simples remèdes à la loi fédérale qui arrêteraient la crise des migrants illégaux et mettraient fin à l’attraction de la migration illégale ».
 

Le règlement Flores : grand souci de Trump, chasse gardée des Démocrates

 
Le cheval de bataille, en cette affaire, c’est le règlement Florès, jalousement promu et conservé par les progressistes.
 
Inscrit dans les textes depuis 1997 grâce à Bill Clinton et mis en pratique depuis 2003, ce règlement implique que le gouvernement est tenu de libérer les mineurs migrants non accompagnés (y compris, depuis 2015, ceux qui sont détenus avec des membres de la famille !), dans un maximum de vingt jours, soit en compagnie d’un parent, soit dans un cadre d’accueil « le moins restrictif » possible.
 
Une réglementation qui ouvre à tous les débordements possibles, que pratiquent assidûment nombre de migrants économiques, de façon très problématique.
 

De la contrebande aux frontières au détriment des enfants

 
Légalement, c’est une souricière. Soit l’administration applique la loi à la lettre et détient tous les adultes en plaçant les enfants au bout de vingt jours, en n’étant pas sûre de revoir ces derniers et en subissant les invectives des lobbies criant à une odieuse séparation humainement indigne. Soit elle libère ensemble les « unités familiales » dans le pays en attendant le résultat de la demande d’asile, ce qui incite les migrants à opérer de la sorte pour entrer au pays.
 
La détention des familles complètes serait une possibilité et respecterait à la fois les lois américaines et le principe de non-séparation. Mais tel n’est pas l’état d’esprit des défenseurs des immigrés qui taclent, là aussi, une menace haineuse pour effrayer les familles migrantes ! Et puis le Congrès a de toute façon veillé à ce que le nombre d’unités familiales disponibles dans les centres de détention soit bien inférieur à la nécessité… et refuse de donner tout argent en ce sens.
 
Les résultats sont là. « D’octobre 2017 à février, le DHS a vu une augmentation stupéfiante de 315 % des étrangers clandestins utilisant des enfants pour constituer des unités familiales pour entrer dans le pays, par rapport à la même période l’année précédente », a déclaré le communiqué de la Maison Blanche. Et les fraudes se multiplient, et les profits des passeurs et des cartels qui assurent les passages aussi – inévitablement.
 
Depuis le début de l’exercice 2016, plus de 110 000 « Unaccompanied Alien Children » (UAC) ont été libérés dans l’intérieur des États-Unis, selon les chiffres les plus récents publiés par HHS. Et un certain nombre disparaissent des écrans radars, après leur convocation par les tribunaux américains… (quant aux migrants accompagnateurs, ils s’empressent de se rendre dans des villes démocrates pour bénéficier d’emplois à bas salaire en attendant leur convocation par les tribunaux, deux ans plus tard, voire plus)
 
C’est une faille considérable, utilisée entre autres par les gangs d’Amérique centrale pour amener leurs membres aux États-Unis, ou pour s’y fournir en nouvelles recrues. L’« Opération Matador » a conduit jusqu’à présent à l’arrestation de près de 500 personnes, dont 274 membres du MS-13 : 99 d’entre eux avaient été des UAC…
 

Dossier migratoire : union des Républicains et des Démocrates ?

 
Mais clairement, c’est un dossier que ne veut pas lâcher le Congrès.
 
Trump a encore appelé à l’approbation de son grand plan de réforme de l’immigration, réclamant une nouvelle politique de détention et de logement nécessaire qui permettrait le retour rapide, sûr et rapide des mineurs étrangers illégaux, des adultes et des familles à la frontière sud.
 
Cependant le Parti démocrate s’est opposé à maintes reprises à la fermeture de ces échappatoires, conçues pour faire fi du système. Et les législateurs du Congrès eux-mêmes, dont des Républicains, ont bloqué les propositions du président pour accélérer les processus judiciaires et ont volontairement plafonné les dépenses en lits de détention.
 
Le dossier migratoire doit rester mondialiste – les deux bords politiques semblent d’accord.
 
Clémentine Jallais