En audience publique place Saint Pierre, le Pape a entamé ce mercredi un nouveau cycle de sermons sur les grands textes du concile Vatican II, en commençant par la Constitution pastorale Gaudium et Spes. Léon XIV a souhaité que la joie et l’espérance (Gaudium et Spes en latin) « soient les traits distinctifs d’une Eglise qui annonce et témoigne de l’Evangile, en se rapprochant des femmes et des hommes de notre temps ». Et de préciser : « A une époque marquée par de profonds changements, d’où découlent des déséquilibres préoccupants, l’Eglise est appelée à servir l’être humain, en écoutant et en accueillant les interrogations les plus profondes de son cœur et les aspirations qui l’habitent, désignant dans le Christ la clé, le centre et la fin de toute l’histoire humaine. » Le texte écrit de son enseignement avait pour sous-titre : « L’Eglise à l’écoute et au service du monde. » Voilà qui demande interprétation : on peut gloser sans fin sur les changements et les déséquilibres, mais il faudra préciser sans cesse que l’écoute et le service du monde n’entraînent pas la conformité à ses ruses ni la soumission à ses mensonges. Dans la tempête, un vocabulaire plus net va devenir nécessaire : Jésus Christ ne parlait pas la langue de buis sur le lac de Tibériade.











