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La théologie de la libération, dont le pape François semble subir l’influence, est une création du KGB selon Ion Mihai Pacepa

La théologie de la libération, dont le pape François semble subir l’influence, est une création du KGB selon Ion Mihai Pacepa
 
Dans un entretien récemment accordé à la Catholic News Agency, l’ancien général et chef de la police secrète communiste en Roumanie, qui a fui aux Etats-Unis en 1978, affirme que la théologie de la libération est une création du KGB, exportée en Amérique latine pour introduire le marxisme sur le continent. Le pape François, alors P. Jorge Bergoglio, s’y était opposé parmi les jésuites, mais l’ambiguïté de certains de ses textes et démarches laissent penser qu’il en subit l’influence.
 
Ion Mihai Pacepa avait été appelé le « transfuge le plus important de la guerre froide » et le gouvernement roumain de Nicolae Ceausescu avait même promis 2 millions de dollars à qui le tuerait. Pendant les 10 années passées à la CIA, Ion Mihai Pacepa a fourni les « meilleurs renseignements jamais obtenus ».
 
Dans ce récent entretien, il aborde la question de la théologie de la libération : « La théologie de la libération a généralement été comprise comme un mariage entre le marxisme et le christianisme. Mais ce qui n’a pas été compris, c’est qu’il n’a pas été produit par des chrétiens à la poursuite du communisme, mais celui de communistes à la poursuite des chrétiens. »
 

Leonardo Boff, théologien de la libération a salué un « virage doctrinal » opéré par le pape François

 
Cette « théologie » dont le pape François semble subir l’influence se lisait entre les lignes des textes de L’Académie pontificale des sciences et de l’Académie pontificale des sciences sociales distribués lors du séminaire sur l’écologie tenu la semaine dernière au Vatican.
 
A l’occasion du voyage du pape François au Brésil, Leonardo Boff, l’un des chefs de file de la théologie de la libération dans les années 1970 et 1980 avait d’ailleurs salué le virage doctrinal opéré, selon lui, par le Saint-Siège.
 
Alors qu’il était préfet pour la doctrine de la foi, le cardinal Ratzinger avait qualifié la théologie de la Libération d’« hérésie singulière » et de « menace fondamentale » pour l’Eglise.
 
Pacepa affirme qu’il a appris les détails de l’implication du KGB dans la théologie de la libération par le biais du général soviétique Aleksandr Sakharovsky, devenu la tête du service d’espionnage soviétique, le PGU.
 

En 1959, le KGB créé la théologie de la libération pour exporter le marxisme en Amérique du Sud

 
En 1959, Sakharovsky est venu en Roumanie avec Nikita Khrushchev : ce dernier voulait devenir celui qui resterait dans l’Histoire pour avoir exporté le communisme en Amérique centrale et latine.
 
Il avait choisi la Roumanie parce que c’était le seul pays latin du bloc soviétique et qu’il existait donc des similitudes de culture et de langue avec l’Amérique du Sud.
 
C’est alors qu’a été créé, et non infiltré, le mouvement de la théologie de la Libération. Un nom qui rappelle d’ailleurs plusieurs créations soviétiques comme l’armée de libération de la Colombie créée avec l’aide de Fidel Castro, l’armée de libération de la Bolivie, créée avec l’aide de Che Guevara, et l’organisation de libération de la Palestine, créée avec l’aide de Yasser Arafat…
 
La théologie de la libération n’était qu’un mouvement de plus pour le KGB.
 
Elle serait née, selon Pacepa, dans les années 1960, dans le cadre du programme top-secret de « désinformation » approuvé par les têtes pensantes du KGB.
 

Ion Mihai Pacepa, dissident roumain, explique que la théologie de la libération a été créée de toutes pièces

 
Le programme prévoyait que le KGB prenne contrôle du World Council of Churches (WCC) de Genève et l’utilise pour exporter la théologie de la libération en Amérique du Sud. Le KGB est également passé par l’organisation religieuse internationale Christian Peace Conference (CPC) pour parvenir à ses fins, sous le contrôle de la création soviétique du World Peace Council.
 
Ce dernier était infesté par les services de renseignements soviétiques.
 
En 1968, le KGB a réussi, par le biais de quelques évêques de gauche, à organiser un symposium auprès de la conférence des évêques sud-américains. Son thème officiel : la lutte contre la pauvreté. Son but caché : organiser la rébellion des pauvres.
 
C’est alors que la théologie de la libération s’est installée en Amérique du Sud.
 

L’influence de la théologie de la libération dénoncée par le cardinal Ratzinger

 
Six ans après la défection de Pacepa, le Vatican avait émis ses premières critiques de la théologie de la Libération, par la voix du cardinal Joseph Ratzinger. Il dénonçait notamment un mouvement qui entretenait une confusion entre les « pauvres » de l’Evangile et le « prolétariat » de Marx.
 
Selon les mots de Pacepa, la théologie de la libération a été « délibérément conçue pour saper l’Eglise et déstabiliser l’Ouest en subordonnant la religion à une idéologie politique athée ».
 
Le communisme n’a pas tout à fait fini le travail, et continue, sous ce rapport, à prospérer de manière inquiétante.
 

Béatrice Romée