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FANTASTIQUE (ENFANT)
Kubo et l’Armure Magique ♥


 
Kubo et l’Armure Magique est un film d’animation américain. Il mêle habilement la technique des images de synthèses et d’autres, dont celles plus traditionnelles des images animées par la technique d’animation image par image ; le contraste est assez heureux, et l’assemblage réussi. On reconnaîtra volontiers les qualités formelles rares de ce dessin animé. Ce conte nippon, ou voulu tel, avec pour cadre un Japon médiéval de fantaisie, s’adresse en principe et avant tout aux enfants mais pas, selon nous, aux plus jeunes, du fait de la dureté – relativement au plus jeune public – de certaines scènes, ou de la longueur totale du film (1h42).
 
Une princesse de la lune, divinité mineure, a épousé un samouraï, purement humain lui. Elle avait été séduite par cet homme si courageux, qu’elle avait eu pourtant ordre d’éliminer suite à une malédiction de son dieu lunaire de père. Ils ont donc eu un enfant, Kubo, demi-dieu, qui sans égaler sa mère ou ses tantes, possèdent quelques capacités étonnantes. Le père de la mère, comme ses sœurs, furieux de cette mésalliance, poursuivent de leur ire cette famille. Le père a disparu dans la lutte, la mère élève seule, dans une grotte, le fils, éborgné par ses tantes. Kubo vit grâce à son talent de conteur, qu’il exerce sur la place de la petite ville voisine. Mais il doit rentrer tous les soirs avant la tombée de la nuit. La nuit, ses tantes peuvent le voir, et descendraient de la lune pour l’aveugler complètement. Comme dans tout conte, l’action vient d’une rupture de l’observation de la consigne. Kubo s’échappe de justesse, et tombe dans une forme de monde parallèle, où se déroulera la quête d’une précieuse armure magique. Il reçoit deux auxiliaires essentiels dans sa quête, une guenon qui parle et un samouraï-scarabée. Ils affronteront une série d’épreuves. On ne détaillera surtout pas davantage. Signalons seulement que la fin, positive comme il se doit dans un film pour enfants, paraîtra quand même un peu artificielle et abrupte.
 

Kubo et l’Armure Magique : pour un public adulte curieux de mythologies japonaises

 
Kubo et l’Armure Magique est hélas trop long pour les enfants et, plus exactement, fait long. Trop souvent l’action manque de rythme. La narration souffre d’un excès de répétitions : il ne faut certes pas que des enfants souvent peu attentifs perdent le fil de l’intrigue, souci louable, mais ces répétitions deviennent vite contreproductives et aboutissent à l’effet inverse.
 
Le film pourrait donc plutôt distraire un public adulte curieux de mythologies japonaises, qui sont assez largement reprises. Ce qui constitue une difficulté supplémentaire pour les enfants européens peut séduire par son exotisme, qui se combine assez bien avec la technique mixte et originale du dessin animé.
 

Hector JOVIEN

 
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