La Phrase : « C’est Allah qui me l’a ordonné »

La Phrase Allah ordonné
 

Cette phrase ne qualifie pas forcément la récente attaque au couteau contre trois femmes survenue le 26 juillet porte de Clichy à Paris, d’attentat terroriste islamique. Mais elle avertit les enquêteurs que l’agresseur est lié à l’islam et que la religion musulmane peut entrer dans ses mobiles. C’est pourquoi l’agence de presse britannique Reuters l’a rapportée. Notre AFP n’a pas cru bon de le faire, ce qui explique le grand silence des médias qui ont repris sa dépêche avec obéissance. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, ne s’est pas contenté de ce mensonge par omission : il a parlé des « propos incohérents » tenus par l’agresseur, suggérant qu’il s’agit d’un déséquilibré. C’est d’ailleurs possible qu’il le soit, l’enquête l’établira. Mais l’honnêteté obligeait à relever ces paroles. D’autant que cette mutité sélective est générale. Pour le criminologue Xavier Raufer, « systématiquement, en France, l’aspect fanatique est passé sous silence ou amorti ».