La régie autonome des transports parisiens a une grille de critères très précise mais très mystérieuse pour choisir les publicités qu’elle affiche ou refuse, surtout quand la question si chère à la franc-maçonnerie, la laïcité, se pose. Et c’est là qu’il faut être très subtil pour comprendre. Ainsi, voilà quelque temps, a-t-elle refusé toute affiche pour le film Sacré Cœur, alors qu’elle avait donné son imprimatur pour L’Exorciste, et La Nonne, film d’horreur sorti en 2018. Le motif invoqué ? MediaTransports, la régie publicitaire de la SNCF et de la RATP évoque le « caractère confessionnel et prosélyte » de Sacré Cœur, qu’elle juge « incompatible avec le principe de neutralité du service public ». Bien. On n’est pas d’accord mais au moins comprend-on. Seulement, aujourd’hui, la RATP refuse une campagne d’affichage pour le périodique Tribune Chrétienne. Les responsables s’en étonnent : « Nous voulions simplement faire connaître notre site et présenter notre ligne éditoriale, “l’actualité des chrétiens en France et dans le monde”. » Quelle que soit cette ligne et la valeur du site, la RATP outrepasse ses pouvoirs : elle applique la censure arbitraire du prince, comme elle l’avait déjà fait en 2015 pour le film Les prêtres. Elle cache ces chrétiens qu’elle ne saurait voir.











