Selon l’AFP, et selon les journaux qui la répètent, un manifestant de 15 ans a eu « la main arrachée » à Lens le 5 octobre. En ramassant une grenade de désencerclement que les forces de l’ordre, accablées de pierres et de mortiers, avaient jetée pour se dégager, et dans l’idée de la relancer sur elles, fut-il d’abord écrit. Puis une manifestante a dit à France 3 qu’il était en train de courir quand il a « reçu l’objet dans la main ». Ses jours n’ont heureusement jamais été en danger. L’IGPN mène une enquête pour connaître les faits exacts et déterminer si la grenade de désencerclement a été correctement employée, l’extrême gauche a interpelé le ministre de l’Intérieur pour protester contre la doctrine de maintien de l’ordre. 24 heures après les faits, le procureur ne savait pas quel type de grenade a été lancée, ni si l’adolescent avait « récupéré une grenade » ou si elle a « atterri sur lui ». Pour l’instant, c’est parole contre parole, manifestante contre policiers. Bizarrement, aucun des nombreux journaux qui relatent l’accident n’a enquêté à ce propos. Il est pourtant fondamental : si la grenade a atterri par hasard sur la main, la victime était un jeune fuyant la riposte policière, et l’extrême gauche peut en faire un martyr. S’il l’a ramassée, c’est un activiste violent qui a mal calculé son coup et en paie le prix. Une question se pose : quelle est l’ampleur de la blessure ? Une grenade de désencerclement qui éclate à l’air libre en libérant ses plots de caoutchouc ne devrait pas « arracher » une main. Si, comme l’a prétendu la patronne des écologistes Marine Tondelier, le garçon a eu « la main arrachée jusqu’au coude », cela voudrait dire qu’il l’a bien ramassée pour la relancer.











