Léon XIV : comment reconnaître le Christ ressuscité ?

Léon reconnaître Christ ressuscité
 

Au sacrifice, c’est-à-dire à ce qui se passe lors de la messe dominicale : tel est en substance l’enseignement du pape Léon XIV pour le dimanche de Quasimodo, dédié par Jean-Paul II à la Divine Miséricorde. Ce dimanche-là, le nouvel ordo et l’ancien prévoient le même évangile, celui de l’apôtre saint Thomas, qui voit enfin le Maître huit jours après Pâques, à savoir le dimanche, dans le Cénacle et qui le reconnaît en voyant ses saintes plaies. Le pape l’a déclaré lors du Regina Cæli : « C’est une scène qui nous invite à réfléchir sur notre rencontre avec Jésus ressuscité. Où le trouver ? Comment le reconnaître ? Comment croire ? Saint Jean, qui raconte l’événement, nous donne des indications précises : Thomas rencontre Jésus le huitième jour, au sein de la communauté réunie, et le reconnaît aux signes de son sacrifice. De cette expérience jaillit sa profession de foi, la plus haute de tout le quatrième Evangile : “Mon Seigneur et mon Dieu !” »

Les disciples d’Emmaüs avaient fait cette même expérience le « dimanche » précédent, en reconnaissant Notre Seigneur à la fraction du pain, c’est-à-dire dans le renouvellement du rite institué le Jeudi Saint. Lors de l’institution de l’Eucharistie, les théologiens, Scott Hahn le montre, Jésus et les apôtres quittèrent le Cénacle avant d’avoir bu la quatrième coupe de la Pâque, après avoir accompli les rites de la coupe de sanctification, de la coupe de proclamation et de la coupe de bénédiction – devenues dans les mains du Christ la coupe de l’Alliance, contenant le sang de l’Agneau. La quatrième est la coupe de consommation. Elle ne sera bue que sur la croix, lorsqu’on apporte au Seigneur le vinaigre sur une éponge fixée sur une branche d’hysope. Comme lors de la première Pâque, l’hysope fut utilisée pour appliquer le sang de l’agneau au linteau de la porte : le sang qui sauve… Et c’est alors que Notre Seigneur proclame : « Tout est consommé. » De la Sainte Cène à la mort sur la croix, il y a un unique sacrifice ; ce ne sont pas deux événements séparés. La messe n’est pas un simple mémorial ; elle est bien le sacrifice.

Et nous revenons à Léon XIV, qui rappelait dimanche : « C’est pourquoi, le “huitième jour”, c’est-à-dire chaque dimanche, l’Eglise nous invite à faire comme les premiers disciples : à nous réunir et à célébrer ensemble l’Eucharistie. En elle, nous écoutons les paroles de Jésus, nous prions, nous professons notre foi, nous partageons les dons de Dieu dans la charité, nous offrons notre vie en union avec le Sacrifice du Christ… »