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Inverser le cours de la maladie d’Alzheimer : UCLA découvre un traitement sans médicaments spécifiques

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Une équipe de chercheurs d’UCLA vient de publier les résultats d’une étude qui offre un réel espoir aux patients souffrant des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. Au moyen d’un traitement visant à changer le métabolisme et à améliorer l’hygiène de vie, neuf patients sur les dix qui ont participé aux essais ont expérimenté un mieux « subjectif ou objectif », et six d’entre eux qui étaient encore dans la vie active ont pu garder leur emploi ou le réintégrer, leurs problèmes de mémoire ayant disparu. Cet inversement du cours de la maladie a pu être obtenu sans médicaments spécifiques : le traitement repose sur un changement de style de vie.
 
Les patients présentaient tous des défaillances de mémoire associés à la maladie d’Alzheimer ainsi que des difficultés cognitives légères. L’étude cite notamment le cas d’une femme de 67 ans qui faisait de fréquents voyages et devaient rendre de nombreux rapports analytiques. Elle n’arrivait plus à se rappeler ce qu’elle venait de lire et ne pouvait plus mémoriser des chiffres simples et était sur le point de quitter son emploi. Ayant vu sa mère souffrir de démence pendant 20 ans et mourir à 80 ans, elle était désespérée par sa situation et envisagea de se suicider. C’est en appelant une amie pour obtenir un peu de « commisération » qu’elle a été invitée par cette dernière à participer au programme de UCLA.
 

UCLA a réussi à remettre au travail 6 patients présentant des symptômes de la maladie d’Alzheimer

 
Comme les autres patients, elle a mis en place un régime consistant à éliminer les glucides simples, les glutens et les aliments industriels, à augmenter la consommation de légumes, de fruits et les poissons de pêche ; elle a pris de la mélatonine et d’autres compléments alimentaires ; elle a jeûné au moins 3 heures entre le dîner et le coucher et au moins 12 heures entre le dîner et le petit déjeuner ; elle a recommencé un programme de remplacement hormonal et dormi 7 à 8 heures par nuit contre 4 à 5 heures auparavant, faisant de l’exercice pendant 30 minutes par jour au moins, 4 à 6 jours par semaine.
 
Pour réduire le stress, elle s’est mise au yoga et à la « méditation ».
 
Ayant arrêté le programme pendant quelque temps en raison d’une infection virale, elle a constaté un retour des symptômes, ce qui l’a incitée à le reprendre. Elle a aujourd’hui 70 ans et ne présente plus de symptômes d’Alzheimer précoce, et elle continue de travailler à temps plein.
 

Un traitement sans médicaments spécifiques pour inverser le cours de la maladie d’Alzheimer

 
Les autres cas décrits sont similaires, étant noté que les différents patients n’ont pas suivi l’ensemble des préconisations des chercheurs ou ont choisi d’autres modifications de comportement quotidien, le programme étant jugé « difficile à suivre » par les chercheurs eux-mêmes. Ceux-ci insistent sur la nécessité de recherches approfondies, sur la durée, mais leurs résultats sont déjà plus qu’encourageants.
 
On notera cependant le choix de techniques comme le yoga ou ce qu’on pourrait appeler la « méditation athée » qui présentent bien des inconvénients du point de vue spirituel. Il serait intéressant de voir l’effet de la prière et de la méditation chrétienne, souvent associées à des bienfaits sur le plan physique, dans le cadre de tels programmes, ainsi que des exercices de mémoire et de concentration fondés sur la mise en place ou la récupération des capacités d’analyse, tels que développés par une Elisabeth Nuyts.
 

Anne Dolhein