fbpx

Malawi : un chef religieux justifie la contraception au nom d’Allah et du changement climatique

Malawi changement climatique chef religieux Allah justifie contraception
 
Voici Sheikh Mosa. C’est un chef de village du Malawi. Musulman – et donc dignitaire musulman, dans cette religion sans clergé : un cher religieux. C’est lui qui dit le bien et le mal : un homme d’un certain âge, au port digne et altier du noir Africain qui assume traditionnellement la responsabilité de sa communauté. Aux yeux de ses gens, un sage. Ce qu’il dit, porte. Ce qu’il dit ? Que le réchauffement climatique et la démographie vigoureuse du Malawi sont des signes : ses gens doivent comprendre qu’il faut adopter les principes du planning familial et de la contraception… au nom d’Allah.
 
Une telle déclaration est d’abord une victoire de la propagande anti-humaine qui est au cœur du message de l’« écologie profonde » et du développement durable. Il y a trop d’hommes sur terre, clament les ennemis du CO2 et de l’« empreinte écologique » de l’humanité.
 

« Changement climatique et la contraception s’entremêlent désormais »

 
Le site de la station de radio publique et associative KUOW de Seattle (Etat de Washington) – l’une des plus influentes des Etats-Unis – présente l’histoire de Sheikh Mosa comme exemplaire. Voyez : « Aux yeux de deux villages du sud du Malawi, le changement climatique et la contraception s’entremêlent désormais. A tel point que les présupposés culturels ancestraux commencent à changer. »
 
Sheikh Mosa rend compte d’une orientation nouvelle et « massive » au sein de la population de son village, alors qu’elle prend conscience du changement climatique et des effets de la croissance démographique. Et de pointer les inondations qui ont eu des effets dévastateurs sur la production agricole des siens : des inondations qui ont provoqué au mois de janvier le déplacement de près de 250.000 personnes, pendant que la moitié du Malawi était déclaré en état de catastrophe naturelle.
 

Réduire la population au nom d’Allah

 
La réponse qu’il propose n’est pas de venir en aide aux populations, mais de les réduire. Ce sont les familles les plus nombreuses de son village qui souffrent le plus : de la faim, de la déscolarisation (les enfants qui ont faim finissent par abandonner le chemin de l’école), tandis que les jeunes filles sont poussées vers des mariages forcés, voire la prostitution. Les familles qui ont moins d’enfants, dit-il, seront remises sur pied plus vite. A la longue liste des maux du « réchauffement climatique », ajoutons-donc tous ceux-là !
 
Ce sont tous ces malheurs qui ont raison de la résistance traditionnelle des villageois du Malawi au planning familial et à la contraception artificielle – et Sheikh Mosa, chef religieux, n’y voit pas grand-chose à redire. La contraception n’est pas en conflit avec l’islam, Allah approuve.
 
La « preuve », selon ce chef religieux ? Le Coran prévoit que les femmes allaitent leurs enfants pendant deux ans : c’est un moyen naturel d’espacer les naissances. Ainsi les contraceptifs modernes sont-ils « dans la droite ligne de ce qu’Allah nous a commandé de faire ».
 

Malawi : le chef religieux devient propagandiste de la contraception

 
Du coup le village de Sheikh Mosa, Mposa, est devenu pionnier dans la promotion de la contraception dans le sud du Malawi. Avec la bénédiction du leader musulman, on y a créé un groupe soutien aux mères qui vante le planning familial en paroles et en chansons. Le groupe sauve des jeunes filles du mariage forcé : fort bien. Il les sauve aussi des « grossesses adolescentes » : comment ?
 
Pour Mosa, Allah ne peut être content, et de toute façon, leur avenir en dépend.
 
Exemple concret des efforts du lobby du planning familial et de la mondialisation de la contraception, l’implication d’un chef musulman au nom d’Allah est sans aucun doute le fruit d’une propagande bien ciblée, puisque la nécessité de telles méthodes est régulièrement affirmée par les ONG œuvrant pour le contrôle de la population dans les pays pauvres.
 
Ce sont des campagnes qui disent la haine de l’être humain, au contraire de l’enseignement de la régulation naturelle des naissances (qui passe, notamment, par la promotion de l’allaitement maternel si bénéfique pour les nourrissons), qui part du respect du plan de Dieu pour l’humanité et affirme le respect de la vie humaine.