L’association internationale Mémorial, qui enquête sur les crimes de l’URSS et rend hommage aux victimes du communisme soviétique, risque de se voir déclarer organisation extrémiste. La question a été posée à la Cour suprême russe qui, dans un premier temps, vient d’accepter d’examiner une requête en ce sens visant le Mouvement public international Mémorial. Son inscription sur la liste des organisations extrémistes conduirait à interdire ses activités en Fédération de Russie.
Le service de presse de la Cour suprême russe a précisé que l’affaire sera examinée à huis clos.
Le mouvement Mémorial avait déjà été inscrit au registre des agents étrangers par la Russie en 2016. Cinq ans plus tard, le tribunal de Moscou avait été saisi par le parquet pour sanctionner des violations à la réglementation relative aux activités des agents étrangers, et avait ordonné la liquidation du Centre de défense des droits humains de Mémorial établi en Russie. L’organisation internationale qui avait pris le relais de Mémorial a depuis lors été liquidée en Russie pour des infractions similaires, mais continue d’agir « hors les murs ».
Sans doute lui est-il reproché de donner la voix à des opposants à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, mais les difficultés remontent bien plus loin. Il est caractéristique que ce qui est censuré est l’identification et la reconnaissance des actes du régime totalitaire communiste.











