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Le météorologue qui a prédit l’ouragan Michael explique qu’il n’est pas dû au changement climatique

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Depuis mercredi, l’ouragan Michael balaye le sud-est des États-Unis, et la presse américaine et internationale divulgue à l’envi une moisson d’images choc. Avant son passage, les photos des préparatifs passaient en boucle (monceaux de bouteilles d’eau, exil des populations…). Après, ce furent ces maisons aux toits arrachés, ces voitures renversées… Un phénomène climatique terrible, s’il en est. Mais qu’il ne faut en aucun cas rattacher, comme le font bien évidemment les médias, au fameux réchauffement ou changement climatique : c’est le météorologue qui avait prévu l’ouragan qui l’explique lui-même dans une émission de radio sur Fox News.
 
Ouragans et cyclones sont pourtant un carburant majeur dans l’entreprise de peur des climatistes…
 

L’ouragan Michael : un cas d’école, prévisible, qui n’est pas dû au réchauffement

 
Le météorologue en chef du site weatherbell.com, Joe Bastardi, était passé dans l’émission de Sean Hannity il y a quasiment un mois. Et avait prédit « une grosse tempête dans le golfe en octobre ». Il y est revenu mercredi après-midi, nous dit The Daily Caller, alors que l’ouragan touchait les côtes américaines et s’est attaché à expliquer pourquoi l’ouragan Michael, rétrogradé jeudi en tempête tropicale, n’était pas le résultat du changement climatique.
 
« Ce n’est pas à cause de votre SUV [tout-terrain], c’est ce que la nature est capable de faire
, et vous pouvez voir ce modèle se mettre en place assez longtemps à l’avance. (…) Vous pouviez voir cela venir, vous pouviez voir toute cette configuration arriver ».
 
Plus tôt dans la journée, Bastardi a donné plus de détails en expliquant les « schémas » à l’origine de la violente tempête, dans une interview avec le Christian Broadcasting Network : « C’est ce que nous appelons la roue de Terre-Neuve, un système à haute pression sur le nord-est des États-Unis, qui dirige les ouragans aux États-Unis.(…) Je ne veux pas que vous pensiez que ceci est mystérieux. C’était un cas d’école pour expliquer pourquoi une tempête devrait devenir très, très forte ».
 

« Regardez les données réelles ! » Joe Bastardi, météorologue

 
Avec les dégâts causés par l’ouragan Michael, se sont accumulés les articles, les interviews, les tweets sur la recrudescence et l’accroissement de violence des ouragans depuis les années 1950, une énième justification du changement climatique… Une affirmation parfaitement péremptoire pour Joe Bastardi qui a répondu sur Twitter par un tableau du nombre et de la force des ouragans, sur les cent dernières années.
 
Si l’on regarde les cinquante premières années, dans les années 1930, 1940 et 1950, c’était loin d’être inhabituel. « La vie n’est pas ce que vous voyez maintenant, regardez les données réelles ! » a-t-il lancé.
 
D’autant que les données dites réelles et données comme telles par les médias sont elles aussi sujettes à caution, comme le démontre le chercheur Tony Heller sur son blog realclimatescience.com.
 
« Bien avant l’atterrissage, Michael a été déclaré officiellement comme un ouragan catastrophique de catégorie quatre (juste en dessous de la catégorie cinq), le plus puissant jamais atteint « dans cette région » – et le troisième plus intense dans l’histoire des États-Unis après l’ouragan de la fête du Travail de 1935 et de Camille en 1969 » !
 
Sauf que les dégâts causés par Michael sont seulement celles d’un ouragan de catégorie 2/3 si l’on tient compte du classement très officiel de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). L’une des caractéristiques d’un ouragan de catégorie 4 est en effet que la plupart des arbres sont arrachés : ce qui n’a été le cas que de quelques-uns avec Michael. Et la jauge de vent de la NOAA à Panama City n’a pas atteint les prévisions monstrueuses escomptées – mais seules ces dernières restent citées dans les médias et resteront dans les mémoires.
 

« Besoin de plus d’ouragans » pour réveiller les électeurs…du changement climatique

 
Encore une fois, la question n’est pas de minimiser ces phénomènes, mais d’en regarder les caractéristiques réelles et de les comparer, avec un regard scientifique dépourvu de parti-pris.
 
Joe Bastardi est très clair : « J’estime qu’il existe un lien entre la chaleur du monde [et les tempêtes] et je pense que c’est tout à fait naturel. » Mais il ne fait pas dépendre ce réchauffement temporaire, cyclique, (semblable à des nombreux réchauffements historiques et même inférieur à « l’optimum médiéval » dans les années 1000-1300) de l’homme et du CO2 qu’il rejetterait en trop grande quantité… Et c’est ce en quoi il s’oppose fermement aux climatistes.
 
L’apport humain de dioxyde de carbone est bien trop faible pour avoir un effet notable. Le réchauffement est causé par les taches de soleil et les échanges avec des océans plus chauds. Les phénomènes météorologiques extrêmes se produisent donc naturellement : on ne peut dire qu’ils soient inhabituels et extra-ordinaires.
 
Mais l’enjeu est politique, immensément politique. Il faut que, sous l’égide d’une institution mondiale, les hommes se mobilisent pour le climat et la préservation de la planète toute entière dont ils ne forment qu’un pan de la création. On le comprend parfaitement quand on voit des gens capables de tweeter, comme un lobbyiste du Marine Conservation Institute cité par climatedepot.com, qu’il y aurait « besoin de plus d’ouragans » pour réveiller les électeurs…
 
Le tout récent rapport du GIEC le dit presque !
 
Clémentine Jallais