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“Dawn” (journal pakistanais) : en Europe, le nombre de migrants en provenance du Pakistan est en augmentation

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Le plus gros journal pakistanais en langue anglaise, Dawn, publie aujourd’hui les résultats d’une étude sur les migrants qui voyagent du Pakistan en Europe par la route de la Méditerranée orientale et par la route de la Méditerranée centrale. Il s’agit d’une étude publiée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les immigrants pakistanais interrogés depuis le début de l’année par l’OIM se trouvent en Italie, en Grèce, en Bulgarie, en Roumanie, en Macédoine, au Kosovo, au Monténégro, en Serbie et en Hongrie. Parmi les Pakistanais interrogés en Italie, 90 % ont affirmé avoir quitté leur pays par peur des violences ou des persécutions. En revanche, dans les pays de la route de la Méditerranée orientale, 53 % ont évoqué des raisons économiques contre 32 % la crainte de violences ou de persécutions.
 
En Italie, la majorité des immigrants pakistanais interrogés par l’OIM étaient arrivés non pas directement du Pakistan mais d’un autre pays où ils avaient séjourné : Turquie, pays des Balkans, Autriche, Allemagne ou Libye. Ceux arrivés d’un pays d’Europe centrale ont généralement choisi l’Italie pour retenter leur chance après avoir été déboutés du droit d’asile. 61 % des immigrants pakistanais interrogés par l’OIM en Italie ont passé entre un et deux ans dans le pays de transit, le reste y a passé plus de deux ans. Seuls 2 % des Pakistanais interrogés en Italie y ont été renvoyés en application du Règlement Dublin III qui stipule qu’une demande d’asile doit être déposée dans le pays d’arrivée dans l’UE.
 

Seuls 4 % des migrants pakistanais arrivés illégalement en Europe ont fait des études supérieures au Pakistan

 
Sur la route de la Méditerranée orientale, les migrants qui avaient déjà passé plus d’un an dans un pays autre que le Pakistan avant d’arriver dans le pays où l’OIM les a interrogés sont arrivés de Grèce pour 70 % d’entre eux et de Turquie pour 18 %. La plupart étaient restés bloqués avant de parvenir à poursuivre leur route vers l’eldorado ouest-européen.
 
En ce qui concerne le niveau d’éducation de ces migrants, 14 % n’ont aucune éducation et seuls 4 % ont fait des études supérieures. La plupart (76 % en 2017, contre 72 % en 2016) sont des célibataires. Seuls 23 % se sont déclarés déjà mariés.
 
En consultant les données Eurostat, on s’aperçoit par ailleurs que les Pakistanais arrivaient en quatrième position des demandes d’asile (après les Syriens, les Afghans et les Irakiens) dans l’Europe des 28 en 2015 et 2016. Il y a eu près de cent mille nouveaux demandeurs d’asile pakistanais dans l’Union européenne au cours de ces deux années, alors que la Grande-Bretagne, pays traditionnel d’immigration pakistanaise, commence à ouvrir les yeux sur certains problèmes collatéraux posés par la présence de cette communauté sur son sol.
 

Olivier Bault