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Le nouveau racisme inventé par l’université d’Oxford : refuser de regarder quelqu’un dans les yeux

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De nouvelles directives mises en place par le service Egalité et Diversité de l’université d’Oxford annonce que les étudiants qui évitent de regarder leurs collègues dans les yeux pourraient bien être coupables de racisme. Dans ses conseils diffusés auprès des étudiants la mise en garde est claire : « ne pas parler directement aux gens » pourrait relever de la « micro-agression raciale » et serait susceptible de provoquer des « maladies mentales ».
 
Il n’est pas précisé s’il s’agit de la santé mentale de l’agresseur ou de l’agressé, mais viendra sans doute le jour où l’agresseur, pour microscopique que soit son agression, pourra se voir conseiller, voire imposer des traitements psychologiques professionnels. Pour l’heure ce sont les médias et les autorités universitaires qui s’en chargent à travers une propagande incessante, de plus en plus déconnectée du réel.
 

Refuser de regarder quelqu’un dans les yeux ? C’est assez pour être suspect de racisme

 
La situation risque de devenir bien difficile, spécialement pour ces racistes par nature que sont les Blancs, et plus encore les mâles blancs. Lever les yeux sur le représentant d’une minorité ethnique peut déjà provoquer des incidents, parfois violents. Combien de faits divers – insultes, coups ou pire – ont déjà pour origine cette « provocation » qui tient en quelques mots : « Il m’a regardé de travers. » Variante : « Il m’a traité. » Aussi baisser les yeux est-il parfois une manière de se protéger. Une manœuvre de survie.
 
Les nouvelles directives de l’université d’Oxford recommandent également aux étudiants de ne pas demander à leurs pairs « d’où ils viennent à l’origine » ; il s’agirait d’un « racisme quotidien » qui donne à ses victimes l’impression qu’elles « relèvent d’un stéréotype négatif ou sont exclues ». « Certaines personnes font tout cela sans la moindre mauvaise intention et seraient mortifiées d’apprendre qu’elles ont pu offenser autrui », reconnaît le service Egalité et Diversité. « Mais cela n’a que peu d’importance si un effet possible de leurs paroles ou de leurs actes » peut avoir un tel effet négatif, précise-t-il. Bref, on se fiche de savoir si les gens sont racistes ou non, tant qu’ils ne se conforment pas à un code aussi pointilliste qu’absurde.
 
Le Pr Joanna Williams de l’université de Kent a qualifié les nouvelles directives de « complètement ridicules » et susceptibles de créer une hyper-sensibilité très néfaste pour les relations entre étudiants. « Essentiellement, on accuse les gens de délits d’opinion. On les accuse de pensées incorrectes sur le fondement de l’hypothèse tirée de ce qu’ils regardent ou ne regardent pas un moment donné », a-t-elle déclaré au Telegraph de Londres. Auteur elle-même d’un ouvrage sur La liberté académique à l’âge du conformisme, elle accuse Oxford d’empêcher les gens de se voir comme des amis et des égaux.
 

Oxford invente sans cesse de nouveaux racisme – et quand étudie-t-on ?

 
« Ils sont en train de re-racialiser l’univers académique, en obligeant les gens à se regarder les uns les autres comme des gens de couleur, ils obligent les uns et les autres à être mis dans des boîtes correspondant à leur identité. C’est un vrai problème : cela signifie que les gens ne peuvent avoir les relations naturelles ; il y a ces règles sous-jacentes qui les empêchent d’être spontanés alors que toutes leurs actions sont teintées de ce désir de suivre toutes ces règles », a-t-elle expliqué.
 
Tout cela s’inscrit dans une tendance de plus en plus omniprésente à la mentalité du « flocon de neige » qui fait de l’étudiant un être aussi fragile que l’éphémère flocon, aussi sensible à la moindre saute de température morale, de manipulation ou de confrontation avec autrui. C’est ce qui a dicté ici et là l’adoption obligatoire de pronoms et de manière de parler neutres en ce qui concerne le « genre ». Ou, toujours à Oxford, à affirmer le droit des étudiants de ne pas participer à des cours relatifs à des sujets violents s’ils craignent d’être « mis en détresse » à leur contact : c’est un règlement qui date de l’an dernier.
 
Voilà encore un apparent paradoxe de notre temps. Les collégiens et les lycéens sont obligés de lire des livres pornographiques, jusque dans les écoles secondaires catholiques, comme l’a montré le reportage d’Armel Joubert des Ouches, mais des universités accueillant des adultes traitent ceux-ci comme des fleurs sous serre.
 
Mais tout cela relève d’une même logique : il s’agit de rendre toute « diversité » – celle-ci signifiant en fait, l’indifférenciation morale, religieuse et nationale – normale et obligatoire, quitte à y parvenir par des moyens contraires entre eux.
 

Anne Dolhein