Le Sénat argentin compte désormais un oratoire placé sous le patronage de sainte Maria Antonia de Paz y Figueroa, canonisée en février 2024 et connue localement sous le nom de Mama Antula, elle qui a arpenté le nord de l’Argentine à la fin du 18e siècle pour amener les populations à la conversion en faisant des retraites d’Exercices spirituels. Etaient présents mardi dernier, lors de l’inauguration, le nonce apostolique, le vicaire général de l’archidiocèse de Buenos Aires et plusieurs sénateurs responsables de commissions, ainsi que Victoria Villaruel, présidente de cette institution et vice-présidente de la nation. Elle est connue pour être pratiquante régulière, dans le rite traditionnel qui plus est.
Si la liberté de culte est garantie par la constitution argentine, l’espace de recueillement et de prière est spécifiquement catholique, puisque le soutien de l’Etat au culte catholique, apostolique et romain est affirmé par ce même texte fondateur.
Mme Villaruel a annoncé que l’oratoire accueillera progressivement des images de la Vierge vénérées dans les différentes provinces argentines pour correspondre au caractère fédéral du Sénat : y figurent déjà celles de la Vierge d’Itatí (province de Corrientes) connue sous le vocable de Notre Dame du Rosaire (elle sauva au 17e un jésuite et des autochtones d’une attaque rebelle), Notre Dame du Valle de Catamarca, du nom de la statuette miraculeusement trouvée dans une grotte dans cette province par un aborigène vers 1620, et associée à des guérisons, et Notre Dame de Luján, sainte patronne d’Argentine, statue du 17e siècle fabriquée au Brésil et qui, en rejoignant le domicile de son commanditaire, avait clairement faut comprendre qu’elle voulait rester près de la résidence d’un propriétaire terrien de Zelaya dans la province de Buenos Aires, où elle fut couronnée en 1886 sur décision de Léon XIII.











