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Discours de Viktor Orbán sur les migrants : une « trahison » de l’Europe pour faire disparaître sa civilisation…


 
« L’Europe a bel et bien été trahie… » Lors d’une conférence donnée à Budapest jeudi dernier, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a dénoncé une nouvelle fois la trahison menée par les dirigeants européens contre le Vieux Continent, en le condamnant à subir les vagues de migrants musulmans. A rebours de l’opinion publique majoritaire, cette trahison est antidémocratique et surtout anti-européenne. Car le renouvellement des générations, devenu nécessaire – on le dit haut et fort aujourd’hui, après des années de politique anti-nataliste – pourrait être assuré par les rejetons de ces familles nombreuses… et transformer sur le terme le visage millénaire de la vieille civilisation chrétienne.
 

Migrants : une « trahison » pour marginaliser les États-nations

 
L’immigration n’est plus « choisie » – elle est un choix, dans son principe. Une semaine après avoir tancé le milliardaire hongro-américain Georges Soros, pour son soutien à tout crin des migrants, Viktor Orbán a réaffirmé l’existence de ce « projet conceptuel délibéré » qui cherche très clairement à « marginaliser les États-nations d’Europe ».
 
« Là où la lutte politique classique n’a pas réussi à triompher du christianisme et de l’identité de l’État-Nation – et des valeurs inhérentes – ce projet s’efforcera de les éliminer sur un sol ethnique ».
 
Pour remplacer le nationalisme par l’internationalisme, l’immigration était une voie royale. S’il ne reste plus « un peuple », mais une collection disparate de « peuples » à l’intérieur même d’une « nation », il ne restera alors que peu de sens au mot et donc peu de résistance à une perte de souveraineté et à la dissolution des frontières.
 
Bizarrement, ainsi que le rappelle un article du New American, pour les millions de Chinois entrés au Tibet au cours des dernières décennies, on a parlé de génocide culturel ou démographique. Pour les millions de Moyen-Orientaux qui envahissent l’Europe, l’humanisme politiquement correct parle d’accueil de la diversité…
 

Peut-on encore se poser la question de la démocratie ?

 
S’il s’avère rare, aujourd’hui, qu’un homme d’État en fasse le procès public comme Orbán, d’autres politiques ont déjà largement témoigné de ce projet mortifère. Comme Barack Obama lui-même, qui a déclaré en février : « Sur le long terme, je suis assez optimiste, et la raison est parce que ce pays devient juste de plus en plus un méli-mélo de gens »… et que donc le conservatisme sera noyé par cette politique du Progrès que représente l’immigration.
 
« Triste vérité » pour le Premier ministre hongrois, qui a toutes les bonne raisons de poser la question qui reste : celle de la démocratie. « De quel droit les dirigeants européens ont non seulement accueilli mais transporté sur le continent des milliers de personnes provenant de groupes extérieurs à la culture européenne, de sorte que cette identité culturelle européenne soit peu à peu remise en question ? »
 
Les œillères peuvent tomber : cette volonté de négation des frontières, ce cheminement vers un grand espace socio-politique indifférencié, déculturisé, ne peut s’accommoder, dans la pratique, de démocratie, mais d’un autoritarisme taiseux et coercitif qui tire son existence d’une volonté globale. Il faut redonner la parole au peuple, exige Orbán ! Les élites ont-elles jamais appris à le faire ? Le peuple n’a plus voix au chapitre…
 

« Conquérir l’Europe avec deux armes : leur foi et leur taux de natalité »

 
… et continue à se faire berner. Le leader de l’opposition jordanienne, musulman séjournant au Royaume-Uni, a interpellé le mois dernier, son interlocuteur, dans un entretien : « Mais lisez les magazines et les journaux arabes ! » Les immigrés musulmans font bien partie de la « conquête islamique de l’Ouest » et se rient de la naïveté des Européens (toute relative pour certains). Faut-il rappeler, avec les spécialistes, que cette stratégie de la migration est vieille comme le monde et constitue une des méthodes les plus efficaces de djihad sans nécessiter de conflits armés…
 
Des cardinaux, également, ont élevé la voix, à commencer par l’évêque hongrois Laszlo Kiss-Rigó qui, en septembre, a critiqué le pape François pour son soutien aux migrants : « Ceci est une invasion… qui constitue une menace grave pour le continent chrétien et les valeurs universelles ».
 
Idem pour le Cardinal Bechara Boutros Rahi, le patriarche maronite d’Antioche, qui a confié, vendredi, à un hebdomadaire catholique italien : « J’ai souvent entendu dire de la bouche des musulmans que leur objectif est de conquérir l’Europe avec deux armes : leur foi et leur taux de natalité ». Car ils savent qu’en face, les chrétiens ont passablement perdu l’un et l’autre…
 

Une guerre de civilisation

 
C’est une réalité : selon le tout dernier rapport de l’INSEE publié mercredi, partout en Europe, les taux de natalité ont chuté, en particulier depuis la crise de 2008. Les indicateurs conjoncturels de fécondité (ICF) sont passés bien en-dessous du taux de renouvellement des générations ; il se « maintient » seulement en France à 1,99 enfants par femme – on ne doit pas se demander comment. La Hongrie est d’ailleurs un exemple emblématique : diminuant depuis 1980, elle est tombée en dessous des 10 millions d’habitants pour la première fois depuis 1960…
 
Et c’est l’argument phare de nos élites ! Ces migrants ont des enfants, ils vont nous sauver de la crise économique et du vieillissement programmé de nos populations ! Argument haïssable quand des décennies de leur culture de mort nous ont ravi nos bambins…
 
« L’Europe ne peut pas construire son avenir sur l’immigration à la place des familles » a déclaré Orbán. Il faut avoir à nouveau des enfants, « car la survie de notre culture et de notre civilisation est en jeu ».
 
Est-il seulement encore temps ? Il faut toujours se battre.
 

Clémentine Jallais

 
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