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L’OTAN juge nécessaire une réponse militaire contre l’Etat islamique

L OTAN juge necessaire une reponse militaire contre l Etat islamique

 

« Nous ferons ce qui est nécessaire », c’est-à-dire « détruire l’Etat islamique ». Barack Obama a donc été entendu, puisque Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’OTAN, juge désormais qu’il faut une réponse militaire contre l’Etat islamique. Parce que ce sont des terroristes ; et parce qu’ils sont violemment anti-occidentaux.
 
Lors d’un discours prononcé à Bruxelles, à l’invitation de l’institut Carnegie Europe, il a ainsi lancé : « L’Etat islamique rejette nos sociétés libres. Ils sont violemment et haineusement anti-occidentaux. (…) Ils vont saisir toutes les opportunités pour s’attaquer à nos valeurs et imposer leur vision rétrograde du monde. »
 
Certes, Anders Fogh Rasmussen doit quitter ses fonctions à la fin du mois, mais il paraît douteux que l’ancien premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, qui doit le remplacer, adopte une ligne de conduite différente. D’autant que, dans le même temps, une vingtaine de pays tenaient à Paris une conférence internationale pour voir comment assigner à chacun sa place dans la coalition appelée de ses vœux par la présidence américaine. Et tant pis si certains, à commencer par la Turquie, rechignent…
 
Les moyens envisagés par le camp de la tolérance contre celui du fanatisme sont variés, et notamment un programme de formation et d’entraînement de soldats en Irak – si le gouvernement irakien le demande ; ou coordination des services de renseignement des pays membres de l’Alliance.
 
Certes, l’Etat islamique représente une menace pour les Irakiens, et notamment pour les chrétiens. Mais il ne faut pas oublier pour autant que les autorités irakiennes ne sont pas tendres non plus avec leurs opposants, et incarnent difficilement, est-on en droit de considérer, la tolérance et la démocratie que M. Rasmussen entend défendre…
 

L’OTAN accuse la communauté internationale

 
Il ne faudrait pas oublier non plus le précédent libyen. Pour avoir été libérée, la Libye est aujourd’hui plongée dans le chaos. Fine mouche, le secrétaire général de l’OTAN observe que cela ne saurait être reproché à son organisation, mais bien à la gestion de ladite crise par la communauté internationale.
 
Washington n’a manifestement pas l’intention de s’engager dans un débat sur la question. Lundi, ses avions ont bombardé des postes de l’Etat islamique à proximité de Bagdad.