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Le pape François, le communisme et Cuba…

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Mercredi, Barak Obama annonçait que les Etats-Unis reprenaient leurs relations diplomatiques avec Cuba et c’est apparemment le pape François qui a initié les négociations qui ont duré 18 mois… Le pape s’en est félicité, Raul Castro l’a même personnellement remercié pour cet accord.
 

Rupture entre le pape François, Jean-Paul II et Benoît XVI

 
Le comportement du pape François envers le régime communiste cubain marque un changement radical par rapport aux approches de ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI qui avaient tous deux vertement critiqué le communisme.
Jean-Paul II avait même largement soutenu le mouvement Solidarnosc lors de sa visite en Pologne, en 1979, et avait critiqué le régime de Cuba lors de sa visite en 1998, exprimant au passage son admiration pour les catholiques fidèles au Christ et à l’Eglise malgré les conditions difficiles…
 

Benoît XVI à Cuba

 
Le pape Benoît XVI avait quant à lui visité Cuba en 2012. S’il avait critiqué l’embargo américain, il avait également fustigé « ceux qui interprètent faussement la recherche de la vérité, qui les conduit à l’irrationalité et au fanatisme ; ils s’enferment dans ‘leur vérité’, et essaient de l’imposer aux autres ».
 
Le pape François n’a presque pas critiqué l’embargo américain, préférant chercher à y mettre fin par une manœuvre explicitement politique. Mais contrairement à ces prédécesseurs, sa critique du communisme a été plus que tiède…
 
En octobre dernier il expliquait que « l’amour des pauvres est le centre de l’Evangile… C’est la doctrine sociale de l’Eglise », accusant les communistes d’avoir volé ce drapeau.
 

Le Christ, premier communiste

 
« Les communistes diront que tout ceci est communiste. Bien sûr, vingt siècles plus tard. Donc lorsqu’ils parlent, nous pouvons leur dire ‘et maintenant vous êtes Chrétiens’ ».
 
En octobre 2013, il allait encore plus loin, faisant preuve d’un relativisme évident :
 
« Chacun de nous a une vision du bien et du mal. Nous devons encourager les personnes à chercher ce qu’ils pensent être le Bien. Tout le monde a sa propre idée du bien et du mal et devrait choisir de suivre le bien et de combattre le mal comme ils les conçoivent. Cela suffirait à rendre le monde meilleur »…
 
Une chose semble oubliée. Le Christ a laissé un commandement : « Aime ton prochain comme toi-même ». Jamais Il n’a affirmé que l’Etat devait s’occuper de cette pauvreté, même si il peut le faire. Surtout, Il n’a jamais préconisé la mise en place d’un Etat totalitaire pour y parvenir…
 
A fortiori un Etat avant toutes choses anti-chrétien.