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Le pape François et le directeur de l’OMC d’accord pour dire que la santé est un « droit »

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Le pape François a rencontré mardi à Rome le directeur général de l’organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Ghebreyesus, pour des discussions qui semblent avoir été des plus cordiales. Les deux hommes se sont mis d’accord pour affirmer que la santé est un « droit » et non un « privilège ».
 
On aura compris qu’il ne s’agit pas d’une réclamation utopiste de la santé pour tous, mais d’une affirmation tout de même marquée par l’idéologie puisqu’il s’agit pour le chef de l’Eglise catholique et pour le chef de l’institution liée à l’ONU de dire leur soutien à un système de couverture santé universel. Universel, non pas nécessairement sur le plan institutionnel, mais dans le principe : il faudrait que chaque pays dans le monde mette en place un système d’assurance maladie pour tous, sous l’égide des pouvoirs publics, par le biais de prélèvements fiscaux, de l’aide internationale ou d’autres pratiques à déterminer.
 
Où que l’on soit, où que l’on vive, ce principe exige que chacun ait accès aux soins, en attendant d’être soumis sans doute, à une prophylaxie de plus en plus envahissante et tyrannique.
 

La santé est un droit, non un privilège

 
Cette conception de l’assurance santé est au cœur des exigences socialistes : elle ne laisse plus l’initiative aux particuliers, aux métiers, ni même aux assurances privées ; elle est fondamentalement à l’opposé de la charité qui doit être libre pour être vraie. Hélas, dans les pays où elle est la plus complète, elle se révèle également la plus coûteuse, la plus dispendieuse, la plus éloignée des vrais besoins.
 
Il suffit de penser à l’exemple de la NHS britannique qui assure la gratuité des soins pour tous : ce système soviétoïde par excellence est totalement à bout de souffle. Les Britanniques font face à des listes d’attente qui s’allongent, on leur refuse les soins s’ils ne répondent pas à certains paramètres… Et surtout, les autorités finissent par avoir droit de vie et de mort sur les patients dans les cas extrêmes, comme en témoigne le refus de soins opposé au petit Alfie Evans, au mépris de la volonté de ses parents qui étaient en mesure de l’emmener ailleurs.
 

Pape François et Tedros Adhanom Ghebreyesus : l’accord dangereux

 
L’Eglise catholique est-elle dans son rôle en réclamant la mise en place d’un tel système sous surveillance d’une entité supranationale ? Rien n’est moins sûr. Elle qui a créé les Hôtel-Dieu peut en appeler à son expérience et à une longue histoire d’assistance réelle apportée aux plus pauvres sans se commettre avec une Organisation mondiale de la santé en pointe dans la diffusion de la culture de mort.
 
Il faut savoir que le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus est un partisan affirmé de la légalisation de l’avortement. Plus encore que son prédécesseur, la Chinoise Margaret Chan, il prône l’accès des femmes à « l’avortement sûr et légal » et à la contraception. On le crédite en Éthiopie, son pays natal, d’être l’un des maîtres d’œuvre de la loi de libéralisation de la mise à mort volontaire des enfants à naître.
 
« Tedros », ainsi qu’on l’appelle volontiers, s’est réjoui de voir qu’avec le pape François il « partage tant de préoccupations communes » : « Depuis longtemps, dans les fonctions que nous avons occupées précédemment et dans notre charge actuelle, nous œuvrons l’un comme l’autre pour améliorer le sort des personnes pauvres et vulnérables. Je suis ravi que le pape François nous soutienne dans l’effort que faisons pour que tous bénéficient du droit à la vie et à la santé. Je me félicite tout particulièrement de l’importance que le pape attache au bien-être des enfants. C’est encourageant de l’entendre dire qu’il est à nos côtés et aux côtés de tous ceux qui travaillent avec nous pour mettre la santé à la portée de tous, surtout des nombreuses personnes, y compris les enfants, qui vivent en marge de la société, qui sont en mauvaise santé et qui souffrent de la faim. »
 
Le droit à la vie pour tous, vraiment ? Quelle ironie…
 

Le directeur de l’OMC et le pape d’accord sur les Objectifs du développement durable

 
La rencontre entre le pape et le directeur de l’OMS s’est déroulée à Rome à la veille de la conférence mondiale sur les soins de santé primaires qui se tiendra à Astana, au Kazakhstan, les 25 et 26 octobre – Astana, haut-lieu du mondialisme et de la symbolique maçonnique.
 
Comme le précise le communiqué de l’OMS, « La conférence marque le quarantième anniversaire de la Déclaration d’Alma Ata et de l’engagement historique qui y a été pris d’instaurer la santé pour tous ». « Les délégués réunis au Kazakhstan adopteront une nouvelle déclaration pour imprimer un nouvel élan aux soins de santé primaires partout dans le monde. Le but est que les soins soient dispensés pour soigner les personnes et pas seulement pour traiter des maladies ou des affections données, en tenant compte de tous les aspects de l’existence et de la situation des individus », poursuit le communiqué.
 
La couverture santé pour tous est l’une des exigences des Objectifs du développement durable (ODD) de l’ONU dans son programme pour 2030. Encore une indication du caractère profondément socialisant des ODD…
 

Anne Dolhein