La phrase : On ne pourra pas faire sans l’immigration de travail

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C’est Clément Beaune, ancien ministre et désormais Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan qui affirme ainsi que la chute des naissances exige, pour maintenir l’économie française, que l’on importe des travailleurs. Quatre remarques. 1. Il reconnaît par cette phrase la vanité de l’institution qu’il dirige : si ses prédécesseurs avaient planifié voilà trente ans les dispositions économiques, sociales, et surtout morales et spirituelles nécessaires, le choc démographique qu’il prétend combattre par l’immigration n’aurait pas eu lieu. 2. Il est en pleine contradiction : on ne peut à la fois prédire que l’IA et les robots vont ravager l’emploi et réclamer de l’immigration de travail pour exercer des emplois qui n’existeront plus. 3. D’ailleurs, dans les faits, et dans les années soixante-soixante-dix, le Japon a choisi les robots et a évité l’immigration. Son économie a brillé sans immigration de travail, mais le choc démographique a bouleversé sa société. 4. La déclaration de Beaune sert donc évidemment à redorer le blason du mot immigration, elle est politique et tend à justifier l’invasion qui a été organisée pour calmer la colère des Français qu’elle indispose.