L’Algérie a connu saint Augustin, né à Hippone, qui fut depuis Bône et Annaba, et Charles de Foucauld. Elle a toujours un archevêque, Mgr Vesco, lointain successeur d’un Mgr Duval de triste mémoire. Selon Vesco, Léon XIV vient « rencontrer une toute petite Eglise au sein du peuple musulman » et « continuer à construire des ponts entre le monde musulman et le monde chrétien ». Il y a du travail à faire. Depuis le départ de la France, tout ce qui est chrétien a été systématiquement pourchassé ou détruit, assimilé par un pouvoir totalitaire à l’ennemi colonial : cimetières profanés, croix abattues, insultes et voies de fait contre les « koufars ». On pense bien sûr aussi au massacre des moines de Tibhirine, pourtant appréciés de la population, et sans doute plus sauvagement traités pour cela. Mgr Vesco parle de la « volonté d’ouverture » du président Tebboune, tout en reconnaissant que c’est « compliqué ». C’est le moins que l’on puisse dire. Comme l’écrit sur X l’European Centre for Law and Jutice, « l’oppression des chrétiens en Algérie n’est pas une simple série d’incidents isolés. C’est le résultat d’un système juridique et administratif restrictif, incompatible avec la liberté de religion, de conscience et d’expression ». Non seulement les chrétiens sont peu nombreux, mais tout est fait pour qu’ils n’existent pas. Maintenant, quelle est aujourd’hui, concrètement, la solution pour améliorer leur sort ? Dieu seul le sait. Prions pour que la visite d’un pape augustinien y contribue.











