Raphaël Arnault, le député LFI et antifa chouchou de Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de la Jeune Garde, ce mouvement de jeunes humanistes dont la dissolution est entre les mains du Conseil d’Etat et dont des membres ont tué récemment Quentin Deranque à Lyon, est l’objet d‘un procès pour menace de mort qui s’est ouvert mardi. On ne le voit pas beaucoup en ce moment ni dans sa circonscription d’Avignon, où il n’a jamais été très présent à vrai dire, ni à l’Assemblée où ses amis votent pour lui. Il tâche de se faire oublier. Faire oublier qu’il est fiché S, qu’il a été condamné pour violence en réunion en 2022. Et surtout que des hommes qu’il a recrutés, formés et commandés ont lynché à mort un jeune homme dans les rues de Lyon. Mais on est toujours rattrapé par son passé. En novembre 2025, alors qu’il avait qualifié de « fasciste » Patrick Jardin, le père d’une des victimes du Bataclan, Eric Zemmour lui avait reproché son « inhumanité pure » et il avait répondu par ce message : « Suprémacistes religieux ou nationalistes, on va tous vous dézinguer. » La menace de mort est assez claire et c’est pour ce motif que Zemmour poursuit aujourd’hui Raphaël Arnault. Pierre Larti, le président de l’ASLA (Association de soutien aux lanceurs d’alerte) qui porte sa cause n’a aucun mal à constater : « Aujourd’hui, on le voit, après le décès de Quentin, des menaces de mort au passage à l’acte, il n’y a qu’un pas. » Pour l’instant, Arnault n’a rien répondu. C’est ce qu’il a de mieux à faire.











