Réchauffement climatique : à Chamonix, Manuel Valls a vu de la glace fondre

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Manuel Valls était vendredi à Chamonix, pour voir la Mer de Glace, dans le massif du Mont-Blanc, et constater, en voyant de la glace fondre, l’impact du réchauffement climatique.
 
« Nous sommes venus tirer la sonnette d’alarme », a déclaré Ségolène Royal, le ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, qui accompagnant le premier ministre dans sa promenade montagnarde.
 

A Chamonix, Manuel Valls a vu de la glace fondre

 
Selon les dernières observations, le célèbre glacier alpin a autant reculé depuis un siècle que durant les deux millénaires précédents. On ne sait pas trop sur quel genre de chiffres se fonde cette affirmation, tant il semble douteux que nos ancêtres contemporains du Christ nous aient transmis sur le sujet des chiffres précis, mais elle permet de soutenir le projet présidentiel en la matière. En effet, la limitation à un réchauffement de deux degrés par rapport aux valeurs préindustrielles, nous affirme-t-on, limitation qui constitue le grand objectif de la COP21 qui se tiendra en novembre à Paris, permettrait de conserver 50 % des glaciers alpins à l’horizon 2100.
 
Sans s’attarder à demander une justification – qui paraît tout de même délicate – de ce calcul, on nous permettra deux observations.
 
La première consiste à dire que, d’après ce que disent les défenseurs de la thèse du réchauffement climatique eux-mêmes, et dont attend encore une fois une démonstration chiffrée crédible, l’imputation dudit réchauffement à l’humanité ne tient pas. En effet, si même en suivant leurs recommandations on ne parvient qu’à sauvegarder que la moitié des glaciers actuels en à peine un siècle, c’est que l’homme n’est pas le principal responsable de ladite fonte des glaciers. Sa mise en accusation ne peut donc avoir pour justification, une fois encore, que l’idéologie.
 
La seconde est que, en mettant en cause l’activité humaine récente, on met en réalité en accusation le progrès, dont on nous chante pourtant tous les jours les louanges. Faudrait pourtant savoir !
 
Et puis ensuite ? Après nous, le déluge ?
 

Un déluge d’assertions non fondées pour affirmer l’idéologie du réchauffement climatique

 
D’après le GIEC, l’un des principaux meneurs de la danse climatique, sans cet effort, on atteindrait alors le pourcentage de 90% de glaciers alpins qui auraient disparus à la fin de ce siècle.
 
« La Mer de Glace est le révélateur à grande échelle, et à l’œil nu, du réchauffement climatique. Ce n’est pas un sujet philosophique ou intellectuel. C’est une réalité qui pèse sur la nature et, forcément, sur les hommes et les femmes », a traduit Manuel Valls. Mais c’est très exactement un mensonge. L’œil nu ne voit que de la glace en train de fondre, et ne sait rien de ce qu’il en était il y a deux mille ans. Ni de ce qu’il en sera dans un avenir trop lointain pour qu’on puisse faire autre chose qu’un acte de foi à ce que disent les sectateurs de cette idéologie.
 
Un acte de foi bien pratique à l’heure où François Hollande et Manuel voient chuter de nouveau leur cote de popularité.
 
« L’heure est à la mobilisation. Nous sommes venus à quelques semaines d’un rendez-vous majeur pour l’humanité, la COP21, que la France a l’honneur d’accueillir », a conclu le premier ministre sur ce sujet.
 
Eh oui ! L’idéologie mensongère est un filon. Et pendant qu’on discute sur un hypothétique futur que nos enfants, d’après nombre d’autres savants que l’on s’efforce de n’entendre jamais, ne connaîtront vraisemblablement pas, on ne s’occupe pas des problèmes actuels qui inquiètent réellement nos compatriotes.
C’est la version moderne, tout aussi dégradée et sans doute moins festive, du panem et circenses de nos ancêtres… romains.
 

Hubert Cordat