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Un remaniement ministériel pour quoi faire ?

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Remplacez le coeur central par la rose socialiste pour mieux saisir l’objectif d’un remaniement.


 
Le remaniement ministériel qui se profile en France doit être l’occasion de rassembler à gauche : tel est le but des changements qui s’annoncent dans l’équipe de Manuel Valls, du moins celui que certains responsables de la majorité appellent de leurs vœux. Ainsi, en l’état catastrophique actuel auquel nous a conduit le quinquennat de François Hollande, si l’on se demande pour quoi c’est faire que l’on procède à un remaniement ministériel, la réponse est : rassembler à gauche…
 
Il se murmure que Nicolas Hulot aurait été pressenti pour un super-ministère de l’Ecologie. Pourquoi pas ? Après la COP21, l’on n’est sans doute plus à une excentricité près, et l’agité écologiste n’aurait pas déparé l’équipe qui, depuis cinq ans, entoure le président de la République.
 

Un remaniement ministériel ?

 
Enfin, tout cela, ce sont des « on dit ». La seule chose qui est claire, c’est un tweet : « Nicolas Hulot n’entrera pas au gouvernement. Il remercie le président de la confiance qu’il n’a cessé de lui accorder. »
 
Drôle de façon de remercier, si l’info devait être avérée, que de passer par un réseau social. Mais il est vrai que les idéologues font rarement la différence entre monde réel et monde virtuel…
 
Ce qui est sûr, en revanche, c’est que Sylvia Pinel, qui rejoint son sud, et Laurent Fabius sont en partance. Ce dernier devrait prendre la tête du Conseil constitutionnel. Et l’on songerait à confier les Affaires étrangères à Jean-Marc Ayrault – qui deviendrait ainsi ministre de Manuel Valls… – ou à Ségolène Royal.
 

Pour quoi faire ?

 
Curieuse conception de la politique ! L’Ancien premier ministre ne manque pas de critiquer les manœuvres de son successeur, mais il serait prêt à entrer dans son équipe… Il est vrai que Laurent Fabius, qui fut l’un des pires critiques de François Hollande, en était devenu l’un des principaux ministres.
 
Quant à Ségolène Royal, on ignorait qu’elle ait quelque capacité que ce soit en politique internationale. Mais apparemment, dans les gouvernements d’aujourd’hui, on peut changer de portefeuilles comme de liquettes. Et tant pis si les crises internationales sont nombreuses et délicates, au point qu’on pouvait supposer qu’il était plus sûr de conserver, sur ces thèmes, un ministre qui ait au moins de l’expérience.
 
Mais non ! Ségolène, si la nouvelle était confirmée, passera donc de la pollution à l’Etat islamique (il peut y avoir des liens…), et du réchauffement climatique à l’Ukraine.
 

Paroles, paroles, paroles…

 
A l’Ecologie, à ce moment-là, on envisage de récupérer Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, ce qui achèvera de diviser un mouvement déjà en totale déshérence, et sans doute génétiquement modifié.
 
On verra bien ! « N’oublions pas que c’est François Hollande qui a le dernier mot », rappelle un sénateur socialiste, invitant à se méfier de « celui qui a entendu un truc de la bouche du cheval des oreilles du lapin ».
 
D’autant que, en définitive, ce n’est ni le cheval, ni le lapin, ni Valls, ni Hollande, qui prennent les décisions… Et qu’on pourrait confier ces ministères à tout un chacun, ou à chaque responsable de chaque parti existant que les Français n’y verraient sans doute aucune différence.
 

François le Luc