Depuis 1968 et les deux septennats de François Mitterrand, l’agitation estudiantine et lycéenne est une pépinière de talents qui mène aux plus hautes fonctions, inspecteurs généraux de l’Education nationale, élus de la République, membres du Conseil économique et social. Parions qu’il en ira de même pour les antifas briochins. L’aube des Côtes-d’Armor s’éclairait hier d’un brasero révolutionnaire et solidaire devant le lycée Rabelais, où des barrières et des poubelles disposées par deux cents membres du « mouvement autonome des lycéens et lycéennes antifascistes de Saint-Brieuc ». Le corps enseignant pouvait passer, pas les élèves, ainsi en avaient décidé les maîtres révolutionnaires d’un jour. Pourquoi ? « Pour défendre les droits LGBTQIA+ », à l’occasion de la journée internationale de la visibilité transgenre. Selon les intéressés, la transphobie infecte cet établissement, manifestée par des remarques quotidiennes. Le proviseur, Marie Le Bras affirme ne pas être au courant et assure que les élèves transgenres sont bien accueillis dans son lycée. Mais des discours tenus devant le brasero de la vigilance expriment un malaise plus général : « A Saint-Brieuc et dans une majeure partie de la Bretagne, nous observons avec effroi les records de l’extrême-droite historique. Nous l’observons d’autant plus à Saint-Brieuc lors de cette période municipale où des croix gammées et d’autres symboles nazis ont été observés sur des lieux d’affichage présentant des affiches de la France insoumise, ou encore des locaux de ce même parti saccagés dans le centre de Saint-Brieuc. » Ouf ! Il s’agissait de défendre la réputation de LFI en empêchant les lycéens de travailler ! A propos, puisqu’ils usent leur pantalon sur les bancs du lycée Rabelais, ils devraient se renseigner sur les guerres pichrocolines…











