Le secrétaire à la santé des Etats-Unis a mis en place une étude fédérale des antidépresseurs et d’autres médicaments psychiatriques dans le cadre de son initiative « Make America Healthy Again » (Rendre la santé à l’Amérique). L’angle d’attaque a été clairement affirmé : selon Kennedy, ces médicaments sont surprescrits et les patients ne reçoivent pas une information claire quant à leurs risques et aux difficultés liées à l’arrêt de ce type de traitement.
L’accent sera mis sur les SSRI (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine). Le département de la Santé et des Services humains sera notamment chargée de déterminer comment réduire leur utilisation à long terme. L’initiative vise également à promouvoir des approches alternatives ainsi que la facilitation du sevrage sous surveillance médicale.
Alors que ces médicaments sont largement prescrits pour traiter la dépression et l’anxiété, le secrétaire à la santé affirme que ces affections sont aujourd’hui surmédicalisées aux Etats-Unis.
Sans surprise, de nombreux psychiatres et médecins se sont élevés contre son initiative, assurant que ces médicaments sont nécessaires, efficaces et ne présentent généralement pas de risque lorsqu’ils sont prescrits correctement et pris sous surveillance. Il n’empêche que les SSRI, en particulier, sont associés à des risques d’idées suicidaires chez certaines catégories d’utilisateurs.











