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Les robots moins chers que les salaires des humains, rappelle l’ex-PDG de Mc Donald’s

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Ed Rensi, ex-PDG de Mac Donald’s, déclare que les êtres humains devront revoir à la baisse leurs revendications salariales du fait de l’émergence des robots, qui reviennent moins chers. « J’étais hier au National Restaurant Show, et cela coûte moins cher d’acheter un bras électronique à 35.000 dollars que de louer les services d’un employé, inefficace, payé 15 dollars de l’heure à emballer des frites » a déclaré Rensi lors d’une interview à Fox Business.
 
La diminution du coût de la robotisation s’annonce précisément au moment où les salariés payés au salaire minimum ainsi que les syndicats américains demandent des salaires plus élevés pour un travail peu qualifié, une demande inconsidérée pour Rensi. « C’est une aberration, c’est contre-productif et source d’inflation, et cela créer une montée du chômage dans ce pays comme vous ne pouvez même pas l’imaginer » a-t-il déclaré.
 

Pour l’ex-PDG de Mc Donald’s, les revendications salariales hâteront la robotisation

 
Selon l’ancien PDG, la transition vers les robots « tombe sous le sens » et ira en s’accélérant du fait que les salariés peu qualifiés demandent davantage d’argent pour des tâches qu’un robot est capable de faire. « Quand on ne peut payer les gens de manière raisonnable, on acquiert des machines pour faire le travail. C’est du bon sens. Cela va se produire, que cela vous plaise ou non. Et plus vous exigerez, plus cela va arriver vite », a ajouté Rensi.
 
Si le remplacement des êtres humains par les robots se produit – et tout permet de penser qu’il se fera – ce sera un nouveau coup porté aux salariés peu rémunérés qui luttent déjà pour trouver du travail et le conserver, et qui doivent souvent faire face à la concurrence de travailleurs étrangers fraîchement arrivés et moins cher payés.
 

Rensi souhaite des salaires différenciés, au détriment des jeunes salariés

 
Au lieu de répondre aux revendications visant à une augmentation artificielle de la rémunération minimum, Rensi a suggéré que l’on laisse plutôt chaque Etat déterminer son échelonnage. « Je pense qu’il nous faut un programme salarial multi-facettes dans ce pays. Pour le lycéen, il faudrait un salaire de lycéen. Pour le travailleur débutant, il en faut un autre. Les Etats devraient s’en occuper parce qu’ils savent mieux ce qui se passe concrètement sur le terrain que quiconque à Washington », a-t-il ajouté.
 
Les salaires différenciés ont cependant leurs propres effets pervers. Moins payer les mineurs pour un travail subalterne, non qualifié, entrave l’embauche des plus de 18 ans, et ainsi de suite, comme cela se voit aux Pays-Bas par exemple où les jeunes de 15 ans sont payés à 30 % du salaire minimum, et les 18 ans, 75 %.
 
La vraie question est celle du juste salaire. Et de l’équilibre social qui permette aux jeunes d’avoir une vie décente tout en étant capables de fonder une famille. Contre cela, tout concourt aujourd’hui.
 

Patrick Neuville