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Royaume-Uni : pénaliser les violences psychologiques en couple ?

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Au motif que les appels à l’aide pour violences domestiques s’enregistrent en moyenne toutes les 30 secondes au Royaume-Uni, le ministre de l’Intérieur britannique Theresa May entend faire adopter un texte punissant de prison les « violences psychologiques » au sein du couple : y compris pour les hommes qui refusent de donner de l’argent à leur partenaire.
Humiliations, intimidations et autres formes de violence verbale ou morale dans l’intimité des mariages – et des autres formes de cohabitation – mèneraient ainsi les responsables devant les tribunaux, tout comme les tentatives de « contrôle » et les attitudes de « coercition ».
 

Dans un couple de même sexe aussi

 
Mais où commencera le délit ? Quelques injures lancées lors d’une dispute un peu vive justifient-elles l’intervention de Big Brother au sein des familles ? (Ou des non-familles : les couples de même sexe sont également visés, au nom de la non-discrimination.)
C’est tout le problème d’une volonté étatique de s’immiscer dans la vie privée, en particulier dans le couple : l’Etat ne peut pas apporter de réponse aux différends conjugaux et s’il faut protéger les plus faibles des abus caractérisés de la part de leur partenaire, criminaliser ces comportements n’est pas sans risque. Le premier d’entre eux étant d’inciter tel et plus souvent telle à se dire victime de violences psychologiques – invérifiables – quand un couple bat de l’aile et qu’une procédure de divorce conflictuelle exige l’existence de griefs passibles de sanctions.
 
Les violences psychologiques croissent au Royaume-Uni

 
On notera aussi que de telles lois sont toujours réclamées et promues par des associations féministes, comme si seuls les hommes se rendaient coupables de comportements humiliants ou dommageables sur le plan psychologique.
En vue de faire adopter sa loi, Theresa May lance une consultation nationale où elle affirme que 30 % des femmes et 13 % des hommes auront affaire au cours de leur vie aux violences psychologiques – mais son texte vise en priorité les violences faites aux femmes et aux jeunes filles.
Que nos sociétés occidentales soient devenues plus violentes, moins civilisées, cela ne fait pas de doute. Il serait plus utile de s’interroger sur les causes – la perte du sens moral qui accompagne la foi religieuse, et l’emprise croissante de l’islam traditionnel, qui n’est pas seulement une religion mais un système totalitaire où la violence physique et psychologique sur le plus faible apparaît comme normale.